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Les métiers de la beauté sont-ils genrés ? Quelle place pour les garçons dans ce secteur encore largement associé au féminin ?
Car oui, les métiers de la coiffure, de l’esthétique ou du bien-être sont souvent perçus comme féminins. Et cela peut freiner certains garçons à s’y projeter, malgré un réel intérêt ou un vrai talent. Alors, on en parle.
Une image très féminine… mais pas figée
Depuis toujours, les métiers du soin, de la coiffure ou du maquillage sont culturellement associés aux femmes. Il suffit de regarder les affiches des salons de coiffure, les visuels des marques de cosmétique ou même les effectifs en CAP esthétique : dans certaines classes, on compte une poignée de garçons pour une vingtaine de filles, voire aucun.
Mais cette image, bien que tenace, commence à bouger. On voit émerger de plus en plus d’hommes dans des rôles de coiffeur-barbier, de maquilleur professionnel, de spa praticien, ou même de prothésiste ongulaire.
Et dans des univers comme la mode, le cinéma, ou les réseaux sociaux, les figures masculines inspirantes ne manquent pas.
Ce que disent les chiffres et le terrain
Dans les CAP coiffure, on trouve environ 10 à 20 % de garçons. En CAP esthétique, la proportion est bien plus faible, souvent en dessous de 5 %. Mais dans les écoles de maquillage artistique ou les formations plus spécialisées, la parité progresse doucement.
Et surtout, sur le terrain, les garçons qui franchissent le pas sont souvent très bien accueillis. Les clients recherchent parfois une approche différente, ou sont au contraire très curieux. Et dans certains domaines comme le barbering ou le maquillage pro, être un homme peut même être un atout différenciant.
Les freins culturels, et comment les dépasser
Pour un adolescent garçon, choisir cette voie demande souvent de dépasser les jugements extérieurs : ceux des camarades, parfois de la famille, voire de l’entourage enseignant.
Et c’est là que vous, les parents, avez un rôle important à jouer. Soutenir un garçon qui souhaite s’orienter dans les métiers de la beauté, c’est lui permettre d’assumer son choix, de développer ses talents, et de s’épanouir dans un secteur qui le passionne.
N’oublions pas : les compétences, le goût du contact, la créativité et la rigueur n’ont pas de genre.
Des métiers qui évoluent, des codes qui bougent
Le monde de la beauté n’est plus figé. On parle de cosmétique inclusive, de marques qui mettent en avant des ambassadeurs masculins, de tutos coiffure réalisés par des hommes pour des millions d’abonnés.
Le secteur s’ouvre. Lentement, certes, mais sûrement.
Et dans cette évolution, chaque garçon qui ose franchir le pas participe à changer les mentalités.
Conclusion
Alors, les métiers de la beauté sont-ils genrés ? Historiquement, oui. Mais aujourd’hui, ils s’ouvrent à tous. Et un garçon qui souhaite y faire sa place en a le droit, la légitimité… et souvent, le talent.
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