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Faut-il encore être très fort en mathématiques pour réussir dans les métiers de la tech ?

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Dépasser une inquiétude fréquente chez les parents

Lorsqu’un jeune s’intéresse aux métiers de la technologie, une question revient presque systématiquement dans les échanges avec les parents : « Mon enfant n’est pas excellent en mathématiques, est-ce que cela va le bloquer dans la tech ? » Cette inquiétude est légitime, tant les parcours scolaires ont longtemps associé informatique, ingénierie et excellence mathématique. Pourtant, la réalité du monde professionnel est aujourd’hui bien plus nuancée et mérite d’être examinée avec attention.

Les métiers de la tech se sont multipliés et diversifiés. Ils ne reposent plus tous sur les mêmes compétences, ni sur le même rapport aux mathématiques. Comprendre cette diversité est essentiel pour accompagner un projet d’orientation sans générer de stress inutile.

Une idée reçue tenace : la tech réservée aux « matheux »

L’image de la tech comme un univers saturé d’équations complexes et d’algorithmes abstraits est largement héritée du système scolaire. Les mathématiques y sont souvent enseignées de manière théorique, parfois déconnectée de leurs usages concrets, ce qui peut donner aux élèves l’impression qu’elles sont inaccessibles ou peu utiles dans la vie professionnelle.

De nombreuses études en éducation montrent que cette perception négative des mathématiques peut décourager des jeunes pourtant attirés par les technologies. Or, dans la majorité des métiers du numérique, les mathématiques ne se pratiquent pas sous la forme d’exercices scolaires, mais comme un outil parmi d’autres pour structurer un raisonnement ou comprendre un phénomène.

Dans la tech, le niveau de mathématiques dépend avant tout du métier

Il est fondamental de rappeler que la « tech » ne constitue pas un bloc homogène. Certains métiers reposent effectivement sur des mathématiques avancées. C’est le cas, par exemple, des spécialistes de l’intelligence artificielle et du machine learning, qui mobilisent l’algèbre linéaire, les probabilités ou les statistiques, ou encore des experts en cryptographie et en cybersécurité, qui utilisent des modèles mathématiques pour sécuriser les échanges de données. Les ingénieurs en optimisation, en modélisation ou en aide à la décision s’appuient également sur des mathématiques poussées pour résoudre des problématiques industrielles ou économiques complexes.

Dans ces domaines, une appétence pour les mathématiques et de solides bases sont clairement un atout. Elles permettent de comprendre les fondements des outils utilisés et d’aller au-delà de leur simple application.

À l’inverse, de nombreux métiers techniques très demandés ne nécessitent pas un haut niveau de mathématiques théoriques. Le développement web, l’administration de systèmes, certains postes en cybersécurité, le support technique ou encore la gestion de projets numériques reposent davantage sur la logique, la compréhension des systèmes, la rigueur et la capacité à résoudre des problèmes concrets que sur des calculs complexes.

Ce qui compte vraiment : la logique et la capacité à raisonner

Les retours des professionnels et les analyses du marché de l’emploi sont clairs : dans beaucoup de métiers de la tech, on ne demande pas de résoudre des équations complexes au quotidien. Ce qui est attendu, c’est avant tout une capacité à analyser une situation, à structurer un problème, à comprendre des concepts techniques et à mobiliser les bons outils.

Un exemple souvent cité est celui de la data. Il existe une différence nette entre concevoir de nouveaux algorithmes, ce qui requiert des mathématiques avancées, et exploiter des outils existants pour analyser des données, produire des indicateurs ou interpréter des résultats. Dans ce second cas, des connaissances solides en statistiques de base et une bonne capacité d’analyse suffisent largement.

Les mathématiques jouent alors un rôle indirect : elles aident à structurer la pensée, à raisonner de manière logique et à développer une certaine rigueur intellectuelle, plus qu’à effectuer des calculs complexes.

Des métiers de la tech accessibles sans être excellent en mathématiques

De nombreux métiers du numérique valorisent avant tout la logique, la curiosité, l’adaptabilité et les compétences humaines. Les développeurs front-end, qui conçoivent les interfaces de sites et d’applications, utilisent très peu de mathématiques. Les analystes en cybersécurité s’intéressent principalement aux systèmes, aux comportements à risque et aux failles de sécurité. Les techniciens réseaux, les assistants techniques ou les chefs de projet digital travaillent avec des outils, des méthodes et des processus concrets.

Ces profils sont aujourd’hui très recherchés par les entreprises, qui ont besoin de professionnels capables de concevoir, déployer, tester et maintenir des solutions technologiques fiables. La rigueur, le sens pratique et la capacité à apprendre en continu y sont souvent plus déterminants que le niveau en mathématiques.

Alors, faut-il être fort en maths pour travailler dans la tech ?

La réponse est nuancée. Tout dépend du métier envisagé, des compétences réellement mobilisées et de l’état d’esprit du jeune. Certaines spécialités très pointues exigent un niveau élevé en mathématiques, mais une grande partie des métiers de la tech reste accessible avec de bonnes bases, une logique solide et une réelle motivation.

Même lorsque les mathématiques sont présentes, elles servent souvent davantage à structurer le raisonnement qu’à effectuer des calculs complexes au quotidien. Être à l’aise avec les nombres, comprendre les ordres de grandeur et raisonner de manière logique constitue un socle suffisant pour de nombreux parcours.

Ce que les parents doivent retenir pour accompagner sereinement leur enfant

Pour les parents, l’enjeu est d’éviter une vision trop rigide de la réussite dans la tech. Les mathématiques restent importantes, car elles développent des compétences utiles dans tous les domaines scientifiques. Certains métiers techniques, notamment dans la data, l’intelligence artificielle ou l’ingénierie, nécessitent effectivement un niveau plus élevé. Mais il existe aussi de nombreuses voies professionnelles dans le numérique accessibles à des jeunes curieux, motivés et prêts à apprendre, même sans être excellents en mathématiques au lycée.

Plutôt que de focaliser l’attention sur les notes, il est souvent plus constructif d’aider son enfant à identifier ce qui l’intéresse vraiment, à développer sa confiance, à apprendre à résoudre des problèmes et à cultiver l’envie d’apprendre tout au long de la vie.

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Mickaël Bosco, maître de conférence de formation et directeur du campus ESAIP d’Aix-en-Provence

L’Esaip est une école d’ingénieurs française reconnue par l’État, accréditée par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI)  et membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE). Depuis sa fondation en 1987, avec des campus à Angers et Aix-en-Provence, l’Esaip s’est consacrée à la formation d’ingénieurs pendant plus de 35 ans. L’école se spécialise dans des secteurs porteurs tels que le numérique (cybersécurité et intelligence artificielle), la gestion des risques, la santé, la sécurité et l’environnement. Elle propose des formations allant de Bac +3 à Bac +5, incluant un cycle ingénieur en 5 ans accessible directement après le bac ou après un Bac+2 (BTS, BUT, L2, etc.). 

L’Esaip met l’accent sur trois axes principaux : 

  • L’international : séjours à l’étranger, collaborations avec plus de 100 universités partenaires et un fort accent sur l’apprentissage des langues. 
  • L’insertion professionnelle : stages annuels, accompagnement personnalisé pour la recherche d’emploi et un taux d’embauche élevé (80 % des étudiants reçoivent une offre d’emploi avant l’obtention de leur diplôme).
  •  L’apprentissage par projets : développement des compétences techniques et des compétences humaines essentielles en entreprise.

En tant qu’établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG) à but non lucratif, l’Esaip réinvestit tous ses fonds dans l’enseignement, la vie étudiante et le soutien aux étudiants.Attachée à ses valeurs, l’Esaip vise à former des ingénieurs ouverts, responsables et capables de répondre aux enjeux de demain. Avec un réseau actif de plus de 6 000 anciens élèves, l’école offre de nombreuses opportunités de carrière, d’innovation et de mobilité internationale.



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