Petit rappel : qu’est-ce qu’une Licence ?
La Licence est un diplôme national de niveau bac+3, préparé en trois ans à l’université : L1, L2 puis L3. Elle correspond à 180 crédits ECTS et permet généralement de poursuivre en master.
Contrairement aux formations courtes et très professionnalisantes, la licence laisse une place importante aux enseignements théoriques, à la réflexion personnelle et au travail autonome. L’étudiant apprend progressivement à rechercher des informations, analyser des documents, construire une argumentation et organiser son travail.
La Licence Sciences sanitaires et sociales possède toutefois une particularité : elle croise les sciences humaines et sociales avec les problématiques de santé et du secteur médico-social.
Elle peut donc intéresser un lycéen qui souhaite travailler dans ces domaines, mais qui ne sait pas encore précisément quel métier il voudra exercer.
Un diplôme du domaine Sciences Humaines et Sociales (SHS)
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a classé la Licence Sciences sanitaires et sociales dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales. Elle apporte intégrer tout de même une dimension importante liée à la santé publique et au secteur sanitaire et social.
L’objectif est de comprendre comment fonctionnent les sociétés, les politiques publiques et les structures qui accompagnent les populations.
L’étudiant peut ainsi être amené à réfléchir à des questions très concrètes : comment lutter contre les inégalités de santé ? Comment accompagner le vieillissement de la population ? Comment sont organisées les politiques sociales ? Quel rôle jouent les associations, les collectivités ou les établissements médico-sociaux ?
Cette approche explique la richesse de la formation : elle ne se limite ni à la santé, ni au social, mais cherche à comprendre les interactions entre les deux.
La licence permet également d’acquérir des méthodes d’enquête et d’analyse de données, ce qui la distingue d’une formation uniquement centrée sur l’accompagnement humain.
Le parcours AZIMUT : Social, Humanitaire
Sur AZIMUT, cette licence s’inscrit dans le parcours Social, Humanitaire.
Elle peut correspondre à des jeunes attirés par les métiers liés à l’action sociale, la santé publique, la prévention, l’accompagnement des populations ou la gestion de structures sanitaires et médico-sociales.
Attention toutefois : choisir cette licence ne signifie pas nécessairement travailler directement auprès des publics. Certains diplômés s’orientent vers des fonctions de coordination, de gestion, d’étude ou de développement de projets.
C’est donc une formation intéressante pour les élèves qui souhaitent donner une dimension sociale ou sanitaire à leur futur métier, tout en gardant plusieurs possibilités de spécialisation.
Une licence pour comprendre les enjeux sociaux et sanitaires
Cette licence s’adresse aux lycéens qui s’intéressent aux questions de santé, de société, de solidarité et de politiques publiques.
Mais contrairement à ce que son intitulé peut laisser penser, il ne suffit pas d’aimer « aider les autres ». La formation demande aussi de bonnes capacités d’analyse et de rédaction, ainsi qu’une certaine aisance avec les données et les raisonnements structurés.
Les attendus nationaux insistent notamment sur la capacité à construire une argumentation, analyser des informations provenant de différentes disciplines, travailler de manière autonome et collaborer avec les autres.
Le bac général et le bac technologique ST2S sont particulièrement représentés parmi les étudiants entrant en première année.
Les cours enseignés dans cette licence spécifique
Le programme est pluridisciplinaire. Selon l’université et le parcours choisi, les étudiants peuvent notamment étudier :
- la sociologie, pour comprendre les comportements et les phénomènes sociaux ;
- la psychologie, pour mieux appréhender les comportements individuels ;
- les politiques sociales et de santé, afin de comprendre les dispositifs publics ;
- l’économie et la gestion, notamment dans le fonctionnement des organisations ;
- le droit, avec une introduction aux cadres juridiques du secteur ;
- la santé publique, notamment les problématiques de prévention et de santé des populations ;
- les méthodes d’enquête, avec des questionnaires, entretiens ou observations ;
- l’analyse de données et les statistiques.
Ce dernier point mérite d’être souligné auprès des lycéens : cette licence n’est pas une formation uniquement fondée sur les relations humaines. Il faut aussi aimer comprendre, analyser et interpréter des informations.
À partir de la L3, certaines universités proposent des parcours permettant de commencer à se spécialiser, par exemple en action sociale et de santé, développement social, prévention et santé publique ou management des structures médico-sociales.
Les épreuves continues et finales
Les modalités d’évaluation varient selon les universités. Les étudiants peuvent être évalués à travers des dossiers, exposés, travaux de groupe, analyses de documents, devoirs écrits ou examens.
La réussite repose donc sur un travail régulier. À l’université, l’étudiant dispose de davantage de liberté qu’au lycée, mais cette liberté implique aussi de savoir s’organiser.
Il faut notamment être capable de prendre des notes, réviser sans attendre la veille d’un examen, respecter plusieurs échéances simultanément et travailler en autonomie.
Les stages professionnels ou alternance pendant la licence
La présence et la durée des stages dépendent des universités et des parcours. Ils ne sont donc pas systématiques dans toutes les Licences Sciences sanitaires et sociales.
Lorsqu’ils existent, ils permettent de découvrir concrètement le fonctionnement d’une structure et de vérifier si le secteur envisagé correspond réellement au projet du jeune.
Les expériences peuvent notamment se dérouler dans des associations, établissements sanitaires ou médico-sociaux, collectivités, organismes de protection sociale ou structures de prévention.
L’alternance peut également être proposée dans certains parcours, mais elle dépend là encore de l’établissement choisi.
Pour un étudiant encore hésitant sur son projet, une expérience professionnelle peut être particulièrement utile : elle permet de confronter l’image que l’on se fait du secteur à sa réalité quotidienne.
Poursuites d’études possibles après cette licence
La poursuite d’études est une voie importante après la Licence Sciences sanitaires et sociales.
Après une L3, les diplômés peuvent notamment candidater à des masters en santé publique, intervention et développement social, politiques sociales ou management des structures sanitaires et médico-sociales, selon leur parcours et les conditions d’admission.
La licence peut également permettre de préparer certains concours ou de rejoindre des formations spécialisées dans les secteurs social et sanitaire.
Après une L2, une poursuite en licence professionnelle peut également être envisagée.
Le choix des enseignements et des éventuelles spécialisations pendant la licence est donc important : le parcours construit progressivement en L1, L2 et L3 peut influencer les possibilités de poursuite d’études.
Quels métiers après cette licence ?
La licence peut conduire à des emplois dans des collectivités territoriales, associations, organismes de protection sociale, établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux ou structures du secteur de l’emploi.
Selon son parcours et son niveau de spécialisation, un diplômé peut notamment évoluer vers des fonctions de :
- Chargé de mission en santé publique
- Chargé de prévention
- Coordinateur de projet social
- Chargé d’études
- Chargé de projet dans une association
- Assistant ou chargé de coordination dans une structure sanitaire ou médico-sociale
Attention cependant : la licence ne permet pas automatiquement d’accéder à tous les métiers du social.
Pour devenir assistant de service social, éducateur spécialisé ou éducateur de jeunes enfants, par exemple, il faut suivre la formation et obtenir le diplôme d’État correspondant.
De même, les fonctions d’encadrement ou de management sont souvent accessibles après une spécialisation ou un master.
Cette licence est-elle faite pour mon enfant ?
C’est probablement la question la plus importante.
Votre enfant s’intéresse-t-il réellement aux problématiques de santé et de société ? A-t-il envie de comprendre les mécanismes qui expliquent les inégalités, la précarité, le vieillissement ou l’accès aux soins ?
Mais surtout : est-il prêt à suivre une formation universitaire relativement théorique ?
Il faut notamment apprécier :
- son autonomie dans le travail ;
- ses capacités de rédaction et d’analyse ;
- son intérêt pour les sciences humaines ;
- sa capacité à travailler à partir de données ;
- son envie de poursuivre ses études au-delà du bac+3.
Un élève très attiré par le social mais qui recherche avant tout du concret, des stages fréquents et un encadrement important pourra parfois être davantage à l’aise dans un BTS ou un BUT.
À l’inverse, un lycéen qui aime réfléchir aux problématiques sociales, comprendre les politiques publiques et conserver plusieurs possibilités de spécialisation peut trouver dans cette licence un environnement particulièrement intéressant.
Comment intégrer cette licence ?
L’entrée en première année se fait via Parcoursup.
Les universités examinent les dossiers en fonction des critères indiqués sur leur fiche de formation. Les bacheliers généraux et ST2S sont majoritaires parmi les entrants en L1.
Au-delà des résultats scolaires, le dossier doit montrer une véritable cohérence avec la formation.
Un projet de formation motivé du type « j’aime aider les autres et je veux travailler dans le social » reste assez vague. Il est plus pertinent de montrer que l’on comprend ce que l’on va étudier et pourquoi ces enseignements correspondent à son projet.
Enfin, il faut absolument comparer les fiches des différentes universités. Une même mention peut proposer des parcours, enseignements, spécialisations et modalités de professionnalisation différents selon l’établissement.
Conclusion : une formation engagée pour agir dans le social et la santé
La Licence Sciences sanitaires et sociales offre une approche originale, à la croisée des sciences sociales, de la santé publique et du secteur sanitaire et médico-social.
Elle convient particulièrement aux lycéens qui souhaitent comprendre les problématiques de société tout en gardant plusieurs possibilités de spécialisation.
Mais elle demande de ne pas confondre intérêt pour l’humain et goût pour les études universitaires. Sociologie, politiques publiques, droit, économie, méthodes d’enquête, analyse de données : la formation est plus diversifiée et plus exigeante qu’elle ne peut le laisser penser.
Pour aider votre enfant à savoir si cette voie lui correspond, une question simple peut être posée :
« A-t-il envie d’aider les autres, ou a-t-il aussi envie de comprendre les mécanismes sociaux et sanitaires qui influencent leur situation ? »
Si la deuxième réponse est oui, cette licence peut constituer une excellente base pour construire un parcours dans le social, la santé publique ou le médico-social.
Découvrez les autres licences dans les autres parcours.
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