Petit rappel : qu’est-ce qu’une Licence ?
La Licence est un diplôme national de l’enseignement supérieur préparé en trois ans, après le baccalauréat. Elle correspond à un niveau bac+3 et permet d’obtenir 180 crédits ECTS.
La formation est organisée en six semestres et combine généralement cours magistraux, travaux dirigés, travaux personnels et projets collectifs. Au fil des années, l’étudiant gagne progressivement en autonomie et apprend à rechercher, analyser et mobiliser des informations de manière rigoureuse.
À l’université, le rythme de travail est différent de celui du lycée : une partie importante du travail est réalisée en autonomie. Les étudiants doivent donc apprendre à organiser leurs révisions, leurs lectures et leurs travaux sans être constamment encadrés.
La Licence constitue le plus souvent une première étape avant une poursuite d’études en master, notamment pour les étudiants qui souhaitent se spécialiser dans un domaine professionnel précis.
Une licence du domaine Droit, Économie, Gestion (DEG)
La Licence Économie, sciences politiques s’inscrit dans le domaine Droit, Économie, Gestion (DEG) défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Elle repose sur une approche pluridisciplinaire qui croise l’économie, la science politique et, selon les formations, le droit, la sociologie, l’histoire ou les statistiques.
L’objectif est de permettre aux étudiants de comprendre les mécanismes économiques et politiques qui structurent les sociétés contemporaines. Ils apprennent notamment à analyser les relations entre les acteurs économiques, les institutions, les entreprises, les citoyens et les pouvoirs publics.
Cette diversité constitue l’un des principaux intérêts de la formation : elle permet de ne pas étudier les phénomènes économiques ou politiques de manière isolée, mais de comprendre comment ils s’influencent mutuellement.
Le parcours AZIMUT : Sciences politiques
Le parcours Sciences Politiques sur AZIMUT rassemble les formations consacrées à l’analyse des sociétés, des institutions, des rapports de pouvoir et des relations entre les États.
Ces études permettent de mieux comprendre les grands enjeux contemporains : fonctionnement des démocraties, politiques publiques, relations internationales, transformations économiques, conflits, élections, mondialisation ou encore enjeux européens.
Elles développent surtout des compétences en analyse, argumentation, recherche documentaire et esprit critique.
Ces compétences peuvent ensuite être mobilisées dans des secteurs très différents : affaires publiques, administration, conseil, relations internationales, communication, journalisme, ONG ou encore institutions européennes et internationales.
Une formation pour comprendre les décisions publiques
La Licence Économie, sciences politiques s’adresse aux étudiants qui souhaitent comprendre comment les décisions économiques et politiques sont prises et quelles conséquences elles peuvent avoir sur la société.
Pourquoi un gouvernement décide-t-il d’augmenter ou de réduire une dépense publique ? Comment une entreprise réagit-elle à une évolution économique ? Pourquoi certains pays coopèrent-ils tandis que d’autres entrent en conflit ? Comment une politique publique est-elle élaborée puis évaluée ?
La formation apporte des outils pour répondre à ce type de questions.
Elle ne consiste donc pas simplement à suivre l’actualité ou à apprendre le fonctionnement des institutions. L’étudiant doit être capable de prendre du recul, confronter différentes informations et construire une analyse argumentée.
C’est une formation particulièrement adaptée aux élèves curieux, qui aiment comprendre le fonctionnement de la société et qui apprécient les matières demandant réflexion et argumentation.
Les cours enseignés dans la licence Économie, sciences politiques
Le contenu précis varie selon les universités et les parcours proposés, mais la formation repose généralement sur plusieurs grands ensembles de matières.
En économie, les étudiants découvrent notamment la microéconomie et la macroéconomie. La microéconomie s’intéresse aux comportements des ménages, des entreprises et aux mécanismes de marché. La macroéconomie permet d’étudier des phénomènes plus globaux comme la croissance, l’inflation, le chômage ou les échanges internationaux.
Des enseignements d’économie publique, d’économie internationale ou d’économie européenne peuvent également être proposés.
La science politique constitue l’autre grand pilier de la formation. Les étudiants peuvent étudier les institutions politiques, les comportements électoraux, les partis politiques, la sociologie politique ou encore les politiques publiques.
Ils apprennent notamment à comprendre comment se construit une décision politique, quels acteurs participent à son élaboration et comment elle est mise en œuvre.
Le droit peut également occuper une place importante, notamment avec des enseignements de droit constitutionnel, de droit administratif ou de droit public. Ces cours permettent de comprendre le cadre juridique dans lequel évoluent les institutions et les pouvoirs publics.
Selon les universités, la formation peut également intégrer de la sociologie, de l’histoire, des relations internationales ou de la géopolitique.
Les statistiques et les méthodes quantitatives peuvent également être présentes. C’est un point important pour les lycéens : même si cette licence est fortement tournée vers les sciences sociales, elle peut comporter une dimension quantitative non négligeable. Les étudiants peuvent être amenés à lire des tableaux de données, interpréter des indicateurs ou réaliser des analyses statistiques.
Enfin, les langues étrangères occupent souvent une place importante, particulièrement pour les étudiants qui envisagent une orientation vers les relations internationales ou les carrières européennes.
La méthodologie est présente dans l’ensemble du cursus : apprendre à rechercher des sources fiables, construire une problématique, analyser des documents, traiter des données et défendre une argumentation de manière claire et structurée.
Les épreuves continues et finales
Les modalités d’évaluation varient selon les universités et les matières.
Les étudiants peuvent être évalués à travers des dissertations, commentaires ou analyses de documents, devoirs sur table, exposés, dossiers, études de cas et examens.
En économie, certaines évaluations peuvent également prendre la forme d’exercices ou de problèmes nécessitant des raisonnements et des calculs.
Cette diversité demande une véritable capacité d’adaptation. Il ne suffit pas d’être bon en rédaction : l’étudiant doit également être capable de comprendre des notions théoriques, d’analyser des données et de mobiliser ses connaissances pour répondre à une problématique.
La régularité est donc essentielle. Comme dans beaucoup de licences universitaires, attendre les examens pour commencer à travailler peut rapidement mettre l’étudiant en difficulté.
Les stages professionnels ou alternance pendant la licence
Les stages ne sont pas systématiquement obligatoires dans toutes les Licences Économie, sciences politiques, mais ils peuvent constituer un excellent moyen de préciser son projet professionnel.
Un étudiant peut par exemple découvrir le fonctionnement d’une collectivité territoriale, d’une administration, d’une association, d’une ONG, d’un cabinet de conseil ou d’une entreprise.
Ces expériences permettent surtout de mettre en pratique les compétences acquises à l’université et de mieux comprendre les réalités des métiers envisagés.
Selon l’université et le parcours choisi, certaines formations peuvent également proposer une alternance, mais cette possibilité dépend fortement de l’établissement et du niveau d’études.
Pour un étudiant qui envisage un master sélectif, les expériences professionnelles, associatives ou les engagements personnels peuvent également contribuer à construire un parcours cohérent.
Poursuites d’études possibles après la licence
La poursuite d’études en master est particulièrement fréquente après cette licence.
Selon ses résultats, ses centres d’intérêt et son projet professionnel, l’étudiant peut notamment se diriger vers :
- un master d’économie ;
- un master de science politique ;
- un master d’affaires publiques ;
- un master de relations internationales ;
- un master de géopolitique ;
- un master d’administration publique ;
- un master de communication politique ou publique ;
- un master spécialisé en politiques européennes ou en politiques publiques.
Certains étudiants peuvent également candidater à des IEP, écoles de commerce ou formations spécialisées, selon leur dossier et les modalités d’admission.
La fonction publique constitue également une perspective importante. La licence peut fournir des bases utiles pour préparer certains concours administratifs, même si la plupart des postes d’encadrement nécessitent ensuite un niveau de diplôme supérieur.
Quels métiers après une licence Économie, sciences politiques ?
Une Licence Économie, sciences politiques permet de développer des compétences transversales, mais le bac+3 seul ne suffit pas toujours pour accéder directement aux métiers les plus spécialisés.
Une poursuite en master est souvent nécessaire pour se professionnaliser.
Selon la spécialisation choisie, les débouchés peuvent notamment être :
- Analyste économique ou politique
- Chargé d’études
- Chargé de mission en collectivité
- Consultant en affaires publiques
- Consultant en stratégie
- Chargé de projet dans une ONG
- Chargé de mission en politiques publiques
- Collaborateur d’élu
- Chargé de communication publique ou politique
- Cadre ou attaché dans l’administration publique
Les débouchés dépendent donc largement de la spécialisation choisie après la licence. Un étudiant qui se dirige vers les affaires publiques ne construira pas exactement le même parcours qu’un étudiant souhaitant travailler dans l’analyse économique ou les relations internationales.
Cette licence est-elle faite pour mon enfant ?
Cette licence peut convenir à un lycéen qui aime comprendre plutôt que simplement mémoriser.
Votre enfant s’intéresse-t-il à l’actualité ? Aime-t-il comprendre pourquoi une décision politique ou économique est prise ? Est-il capable de confronter plusieurs points de vue et de construire sa propre analyse ?
Il doit également être à l’aise avec la lecture, la rédaction et l’argumentation.
Mais attention : cette formation n’est pas uniquement théorique. La présence possible de statistiques, d’économie quantitative et d’enseignements juridiques signifie qu’un élève attiré uniquement par la politique peut être surpris par certaines matières.
Il est également important de mesurer son autonomie. À l’université, les étudiants doivent gérer une quantité importante de lectures, de travaux et de révisions.
La licence convient donc particulièrement aux profils curieux, rigoureux, autonomes et capables de s’intéresser à plusieurs disciplines à la fois.
Comment intégrer cette licence ?
L’admission se fait via Parcoursup après le baccalauréat.
Les universités examinent notamment les résultats scolaires, les appréciations des enseignants, la cohérence du parcours et les éléments de motivation du candidat.
Les spécialités de lycée peuvent constituer des atouts différents selon les formations. La spécialité SES est particulièrement cohérente avec la dimension économique et sociale du cursus. La spécialité HGGSP peut également être pertinente pour développer son intérêt pour les institutions, la géopolitique et les sciences politiques.
Les mathématiques peuvent être un véritable atout pour les enseignements quantitatifs et économiques, même si leur importance dépend du contenu de la licence visée.
Enfin, un bon niveau de français est essentiel : lire, comprendre des documents complexes, construire une problématique et rédiger avec précision font partie du quotidien de l’étudiant.
Conclusion
La Licence Économie, sciences politiques est une formation pluridisciplinaire, qui permet de croiser l’analyse économique avec l’étude des institutions, des comportements politiques et des grandes transformations de la société.
Elle ne s’adresse pas uniquement aux futurs responsables politiques. Ses débouchés peuvent concerner les affaires publiques, l’administration, le conseil, les ONG, les relations internationales, l’analyse économique ou encore la communication publique.
Pour un lycéen curieux, intéressé par l’actualité et capable de travailler de manière autonome, elle peut constituer une excellente base. Mais il faut avoir conscience de sa dimension universitaire et théorique, ainsi que de la place que peuvent prendre les statistiques, l’économie et le travail personnel.
Le bon réflexe est donc de ne pas choisir cette licence uniquement parce que votre enfant « aime la politique », mais de vérifier qu’il apprécie également analyser, argumenter, lire, rédiger et comprendre les mécanismes économiques et institutionnels qui se cachent derrière les grands débats de société.
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