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Un enfant DYS ou TDAH peut-il réussir scolairement ? Peut-il suivre une voie générale, technologique ou professionnelle sans être enfermé dans une orientation par défaut ?
Pour de nombreux parents, ces interrogations deviennent une source d’angoisse dès l’entrée au collège. Les troubles DYS et le TDAH rendent l’orientation scolaire plus complexe, mais ils ne la rendent ni impossible ni fermée. Avec les bons repères et une approche adaptée, il est tout à fait possible de construire un parcours cohérent et épanouissant.
Orientation scolaire et troubles DYS / TDAH : pourquoi c’est si délicat ?
Beaucoup d’enfants DYS ou TDAH sont curieux, intelligents et parfois très investis dans certains domaines. Pourtant, leurs résultats scolaires ne reflètent pas toujours leur potentiel réel. Ce décalage installe progressivement un sentiment d’injustice, puis des doutes sur leurs capacités. La peur de l’échec scolaire apparaît, tout comme une incompréhension face aux décisions d’orientation proposées par l’institution.
Le problème n’est pas le trouble en lui-même. Ce qui pose difficulté, c’est l’absence d’une véritable stratégie d’orientation pensée en fonction du fonctionnement cognitif de l’enfant et non uniquement de ses notes.
À retenir : un trouble n’empêche pas de réussir, il oblige simplement à repenser le cadre scolaire.
Pourquoi les enfants DYS ou TDAH décrochent souvent au collège
Le passage au collège marque une rupture importante. Les exigences augmentent fortement, notamment en matière d’autonomie, d’organisation et de capacité d’abstraction. Pour un enfant DYS ou TDAH, cette évolution peut rapidement devenir une source de surcharge cognitive permanente.
La fatigue mentale s’accumule, le stress lié à la peur de l’erreur s’intensifie et l’enfant a souvent l’impression de ne jamais en faire assez, même lorsqu’il fournit de réels efforts. Ces signaux sont fréquemment interprétés comme un manque de motivation ou de travail, alors qu’ils traduisent en réalité une inadéquation entre le fonctionnement de l’enfant et l’environnement scolaire dans lequel il évolue.
À retenir : un enfant DYS ou TDAH ne manque pas d’intelligence, mais d’un cadre respectueux de sa manière d’apprendre.
Orientation scolaire : quand les difficultés faussent les choix
Lorsque les résultats scolaires diminuent, les décisions d’orientation reposent trop souvent uniquement sur les notes obtenues, sans analyse approfondie du profil de l’élève. C’est ainsi que se construisent des orientations par défaut, parfois subies, comme une voie professionnelle imposée ou un renoncement prématuré à certaines filières.
Progressivement, l’enfant peut intérioriser l’idée qu’il n’est « pas fait pour » certaines voies, ce qui alimente l’autocensure et la perte de confiance. Pourtant, un enfant DYS peut parfaitement réussir dans des matières scientifiques et un adolescent TDAH peut s’épanouir dans une formation structurée, concrète et stimulante.
À retenir : ce n’est pas le trouble qui détermine la voie, mais la façon d’apprendre, de comprendre et de se motiver.
Quand commencer à réfléchir à l’orientation scolaire ?
Pour un enfant DYS ou TDAH, l’anticipation joue un rôle fondamental. Dès la classe de 5ᵉ ou de 4ᵉ, il est pertinent d’observer ce qui l’intéresse réellement, les environnements dans lesquels il se sent en sécurité et les conditions dans lesquelles il parvient à se concentrer et à mémoriser.
Cette réflexion précoce permet d’éviter les décisions précipitées en fin de collège et de construire un parcours plus progressif, mieux adapté aux besoins de l’enfant. L’orientation devient alors un processus réfléchi plutôt qu’une réponse à l’urgence.
À retenir : plus l’orientation est anticipée, moins elle devient source de stress et d’échec.
Et après le bac ? DYS et TDAH dans l’enseignement supérieur
Après un parcours scolaire parfois chaotique, l’enseignement supérieur peut sembler inaccessible. Pourtant, de nombreuses formations sont adaptées aux profils DYS et TDAH. Les BTS et les BUT, par leur dimension concrète et encadrée, offrent un cadre rassurant et professionnalisant. L’alternance constitue également une option particulièrement pertinente pour les profils dynamiques qui apprennent mieux par l’action.
Les universités et les écoles disposent par ailleurs de référents handicap et de dispositifs spécifiques permettant la mise en place d’aménagements. Des aides existent également via le CROUS et certains dispositifs d’insertion professionnelle, mais ces droits restent encore trop peu connus des familles.
À retenir : les solutions existent, mais elles nécessitent d’être identifiées et anticipées.
Orientation scolaire : les erreurs à éviter
Certaines erreurs fragilisent encore davantage les jeunes DYS ou TDAH. Décider uniquement à partir des notes, minimiser l’impact du trouble ou penser que l’enfant finira par s’adapter seul sont autant de pièges fréquents. S’appuyer exclusivement sur les recommandations institutionnelles, sans accompagnement personnalisé, peut également conduire à des choix inadaptés.
Un adolescent n’a pas besoin que l’on choisisse à sa place. Il a besoin qu’on l’aide à comprendre son fonctionnement, ses forces et ses besoins pour devenir acteur de son orientation.
À retenir : accompagner, ce n’est pas imposer, c’est éclairer.
Les bons repères pour construire une orientation adaptée
Une orientation scolaire réussie repose sur une bonne connaissance des forces de l’enfant, sur la prise en compte de ses besoins spécifiques et sur l’exploration de différents environnements pédagogiques. Elle nécessite également un accompagnement progressif, sécurisant et bienveillant, qui permet à l’enfant d’avancer sans se sentir en échec permanent.
Un enfant DYS ou TDAH peut réussir dans des parcours très variés, à condition que le cadre corresponde réellement à sa manière de fonctionner et d’apprendre.
À retenir : il n’existe pas une seule voie de réussite, mais des parcours adaptés à chaque profil.
Être accompagné : un levier décisif
Pour de nombreuses familles, l’orientation scolaire devient un véritable parcours du combattant, non par manque d’implication, mais par manque de repères clairs et accessibles. Un accompagnement adapté permet de restaurer la confiance, de sortir des choix par défaut et de redonner du sens au travail scolaire.
Il permet également d’éviter l’accumulation des échecs et de replacer l’enfant au cœur de son projet d’orientation, en tenant compte de ses aspirations et de ses capacités réelles.
À retenir : être accompagné, ce n’est pas être assisté, c’est donner à son enfant les moyens de faire des choix éclairés.
Conclusion
L’orientation scolaire d’un enfant DYS ou TDAH ne peut pas être standardisée. Elle doit être pensée sur mesure, en respectant sa singularité, son rythme et ses besoins spécifiques.
Ce n’est pas le trouble qui définit l’avenir d’un enfant.
C’est la manière dont on l’aide, dès aujourd’hui, à révéler son potentiel.
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Il n’existe pas une seule stratégie gagnante. Par contre il existe des stratégies perdantes et à éviter.
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