Comprendre et choisir la voie générale

Certaines spécialités sont-elles réservées aux filles ou aux garçons ?

Partagez avec d'autres parents

écouter le podcast

Spécialités au lycée : y a-t-il des matières pour les filles ou pour les garçons ?

Depuis la réforme du lycée, les élèves doivent choisir leurs spécialités pour construire progressivement leur parcours vers l’enseignement supérieur. De nombreux parents se demandent encore si certaines matières seraient plus adaptées aux filles qu’aux garçons, ou inversement. Cette interrogation revient souvent car les statistiques mettent en évidence des tendances genrées, mais ces différences ne reflètent absolument pas des capacités naturelles. Dans le système éducatif français, toutes les spécialités sont accessibles à tous les élèves, sans distinction de genre. Les disparités observées proviennent avant tout de stéréotypes toujours bien ancrés.

Un choix de spécialités identique pour tous les élèves

Le lycée propose treize spécialités couvrant tous les grands domaines du savoir : les sciences, les lettres, les arts, les sciences humaines et sociales, l’économie ou encore le numérique. Que l’on parle des mathématiques, de la physique-chimie, des sciences économiques et sociales, de la SVT, des humanités ou des arts, aucune de ces disciplines n’est pensée pour un public spécifique. Le Ministère de l’Éducation nationale et l’ONISEP rappellent régulièrement que chaque élève peut choisir librement les spécialités qui l’intéressent, quel que soit son genre ou son parcours.

Pourtant, des tendances se dessinent. Les filles s’orientent plus volontiers vers les langues, la SVT, les SES, l’HGGSP ou les arts, tandis que les garçons sont plus nombreux à choisir les mathématiques, la physique-chimie ou le numérique. Ces écarts, bien réels, reflètent davantage des représentations sociales que des compétences. Aider votre enfant à en prendre conscience lui permettra d’effectuer un choix qui correspond réellement à ses goûts.

Ce que les spécialités demandent réellement aux élèves

Chaque spécialité repose sur des compétences qui peuvent être développées par n’importe quel élève. Les mathématiques exigent de la logique, de la rigueur et de la persévérance. La physique-chimie demande une capacité d’analyse et de raisonnement scientifique. Les sciences humaines s’appuient sur l’argumentation, l’esprit critique et la mise en perspective. Les arts requièrent créativité, sensibilité et travail technique, et les sciences économiques et sociales reposent sur l’observation du monde contemporain.

Aucun de ces attendus n’est lié au genre. La réussite dépend bien plus de la motivation et du plaisir d’apprendre que de supposées prédispositions masculines ou féminines. En tant que parent, vous pouvez soutenir votre enfant en discutant de ce qui l’anime réellement : coder, analyser, débattre, écrire, expérimenter, créer ou comprendre la société. Ce sont ces centres d’intérêt qui doivent guider son choix.

Débouchés : pourquoi dépasser les stéréotypes ouvre plus de portes

Les spécialités influencent l’accès à de nombreux parcours post-bac, que ce soit l’université, les BUT, les BTS, les écoles d’ingénieurs, les écoles d’art ou encore les classes préparatoires. Se limiter à certaines matières en raison de stéréotypes peut priver les élèves de nombreuses opportunités.

Les filles s’éloignent encore trop souvent des parcours scientifiques, ce qui les empêche parfois d’accéder à des études d’ingénieur, aux métiers de l’informatique, à la data ou à certaines filières de santé. De leur côté, les garçons hésitent encore à rejoindre les humanités, le social ou les arts, alors que ces domaines proposent des études passionnantes et des débouchés solides.

Les établissements d’enseignement supérieur encouragent aujourd’hui la mixité dans leurs promotions. Dans les secteurs en tension — comme le numérique, l’ingénierie, la santé ou l’éducation — la diversité des profils est vivement recherchée. Choisir une spécialité moins « attendue » pour son genre peut ainsi devenir un avantage.

Pourquoi ces stéréotypes persistent-ils ?

Les représentations liées au genre influencent les choix dès le collège. Les garçons sont souvent encouragés vers les matières scientifiques, tandis que les filles sont perçues comme plus littéraires ou sociales. Pourtant, toutes les études menées par le Ministère ou l’ONISEP montrent qu’il n’existe aucune différence d’aptitude naturelle entre les filles et les garçons, ni en sciences, ni en lettres. Les écarts se construisent progressivement sous l’influence de l’environnement familial, scolaire et médiatique, mais ils peuvent être déconstruits grâce à une information claire et à un accompagnement éclairé.

Conclusion : accompagner son enfant vers un choix libre et éclairé

La meilleure spécialité est toujours celle qui correspond aux envies, aux talents et au projet de votre enfant. Aucune matière n’est réservée aux filles ni aux garçons. L’essentiel est de l’aider à mettre de côté les clichés pour réfléchir à son vrai fonctionnement, ses centres d’intérêt et ses objectifs futurs. En vous appuyant sur des informations fiables comme celles de l’ONISEP, du Ministère de l’Éducation nationale ou de Parcoursup, vous pourrez l’accompagner vers un choix qui respecte sa personnalité et lui ouvre de véritables perspectives d’avenir.

Votre enfant est/va dans la voie générale?  Téléchargez gratuitement ce document.

Vous vous demandez comment choisir les spécialités : faut-il privilégier le coeur ou la raison?

Lorsque les lycéens entrent en classe de Seconde, ils sont encouragés à penser à leur orientation. Lors de leur première année de lycée il faut choisir 3 enseignements de spécialités. Ce choix est basé sur leurs centres d’intérêt, leurs motivations, les connaissances qu’ils souhaitent approfondir et leur projet d’orientation …

Azimut sur un ordinateur

Découvrez comment AZIMUT peut vous accompagner

À chaque étape de l’orientation de votre ado, nous vous proposons d’être accompagnés par AZIMUT.
Nous objectif est simple : vous permettre de vous impliquer sereinement dans le projet d’orientation de votre enfant.

Aller en haut