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Frais de scolarité, logement, transport, matériel : le coût des études supérieures s’étale souvent sur plusieurs années et peut représenter un budget important. Plusieurs dispositifs existent pour le financer, seuls ou combinés.
Cet article présente les principales options disponibles en France et leurs conditions. Les montants et plafonds de chaque dispositif étant révisés chaque année, ils ne sont volontairement pas détaillés ici : mieux vaut toujours vérifier les chiffres en vigueur sur les sites officiels au moment de la démarche.
Les aides publiques sous conditions de ressources
La bourse sur critères sociaux (CROUS) est l’aide la plus connue. Elle est attribuée sur la base des revenus des parents (ou de l’étudiant s’il est autonome fiscalement), du nombre d’enfants à charge et de l’éloignement entre le domicile familial et le lieu d’études. Elle se répartit en plusieurs échelons, dont le barème est fixé chaque année par le ministère chargé de l’enseignement supérieur. La demande se fait via le dossier social étudiant (DSE), à déposer chaque année sur messervices.etudiant.gouv.fr entre janvier et mai pour la rentrée suivante. Être boursier ouvre aussi droit à l’exonération des frais d’inscription et de la CVEC, ainsi qu’à une priorité pour l’attribution d’un logement en résidence CROUS.
Les aides au logement (APL ou ALS), versées par la CAF, sont calculées selon le montant du loyer, les ressources et la zone géographique. Elles sont cumulables avec la bourse CROUS et s’appliquent que l’étudiant soit boursier ou non.
Le fonds national d’aide d’urgence (FNAU) peut être sollicité en cas de difficulté financière ponctuelle ou de rupture familiale, y compris en cours d’année universitaire. La demande s’effectue auprès du service social du CROUS, qui étudie chaque situation individuellement.
Les dispositifs accessibles sans condition de ressources
Le prêt étudiant garanti par l’État permet d’emprunter, sans caution parentale et sans condition de ressources, sous réserve d’avoir moins de 28 ans et de préparer un diplôme de l’enseignement supérieur français. La garantie est accordée par Bpifrance ; il faut ensuite présenter l’attestation obtenue à une banque partenaire pour finaliser le prêt. La durée de remboursement et le taux d’intérêt sont fixés par la banque choisie.
La réduction d’impôt pour frais de scolarité est accordée automatiquement aux parents dont l’enfant, rattaché à leur foyer fiscal, poursuit des études non rémunérées au 31 décembre de l’année d’imposition. Son montant, forfaitaire, varie selon le niveau de scolarité (collège, lycée, enseignement supérieur) et se cumule si plusieurs enfants sont scolarisés. Aucun justificatif n’est requis lors de la déclaration, mais il est conseillé de conserver un certificat de scolarité.
Les aides à la mobilité internationale (bourse Erasmus+, aide à la mobilité Master pour un changement de région académique) sont attribuées par l’établissement ou la région selon des critères propres à chaque programme, indépendamment des ressources familiales dans certains cas.
Financer ses études par une activité rémunérée
Le job étudiant reste la solution la plus répandue pour compléter un budget en parallèle des cours. Il relève du droit du travail classique, avec certains aménagements fiscaux pour les revenus perçus par un étudiant de moins de 25 ans.
L’alternance, sous forme de contrat d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation, permet à l’étudiant de percevoir une rémunération fixée en pourcentage du SMIC selon son âge et son niveau de formation. Les frais de scolarité sont pris en charge par l’employeur via son opérateur de compétences (OPCO), et non par la famille. Ce statut de salarié modifie néanmoins l’organisation des études, avec une alternance entre périodes en entreprise et périodes de cours.
Les solutions bancaires et familiales
Le prêt étudiant classique, hors dispositif garanti par l’État, est proposé par la plupart des banques. Il nécessite généralement une caution (souvent parentale), et ses conditions ( taux, durée, différé de remboursement partiel ou total pendant les études ) se négocient directement avec l’établissement bancaire.
L’épargne constituée en amont (livret, plan d’épargne, assurance-vie) et l’aide financière directe de la famille restent des solutions fréquentes, sans cadre réglementaire spécifique autre que celui applicable à l’épargne ou aux donations elles-mêmes.
Les aides locales et complémentaires
Les collectivités territoriales (régions, départements, villes) proposent des aides propres, dont les conditions varient fortement d’un territoire à l’autre : aide au mérite pour les bacheliers avec mention, aide à la mobilité, soutien à certaines filières en tension. Ces dispositifs sont à rechercher auprès du conseil régional ou de la mairie concernée.
Certains établissements disposent enfin de fonds de solidarité ou de bourses internes, distincts des aides nationales, à demander directement auprès du service de la vie étudiante de l’école.
En pratique
Ces différentes options ne s’excluent pas nécessairement entre elles : une bourse CROUS, une aide au logement et un job étudiant, par exemple, peuvent se combiner. Chaque dispositif évolue d’une année sur l’autre dans ses plafonds et ses barèmes : avant toute démarche, il est indispensable de vérifier les montants et conditions actualisés sur messervices.etudiant.gouv.fr, service-public.fr, bpifrance.fr, ou directement auprès de l’organisme concerné (CROUS, CAF, banque, collectivité, établissement).
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