Petit rappel : qu’est-ce qu’une Licence ?
La Licence est un diplôme national de niveau bac+3, délivré par les universités. Elle se prépare en trois ans, de la L1 à la L3, et permet d’obtenir 180 crédits ECTS.
À l’université, les étudiants alternent généralement cours magistraux et travaux dirigés (TD). Ils acquièrent progressivement des connaissances dans leur domaine d’études, mais aussi des méthodes de travail : recherche documentaire, analyse, synthèse, argumentation et expression écrite et orale.
Dans le cas d’une formation associant droit et économie, l’objectif est de développer une double approche. L’étudiant apprend à comprendre les règles juridiques tout en analysant les mécanismes économiques qui influencent les entreprises, les administrations et la société.
Il faut toutefois préciser que les formations associant droit et économie peuvent prendre différentes formes selon les universités : double licence, double diplôme ou parcours spécifique. Le contenu et l’organisation du cursus doivent donc être vérifiés établissement par établissement.
Une licence du domaine Droit, Économie, Gestion (DEG)
Le droit et l’économie appartiennent tous deux au domaine Droit, Économie, Gestion (DEG), définir par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Une formation qui associe ces deux disciplines permet de croiser deux façons d’analyser une même situation.
Le droit s’intéresse aux règles qui encadrent les relations entre les personnes, les entreprises et les institutions. L’économie cherche quant à elle à comprendre les comportements des acteurs économiques, le fonctionnement des marchés et les grands phénomènes comme la croissance, l’inflation, le chômage ou les échanges internationaux.
Cette complémentarité peut être particulièrement intéressante pour comprendre des sujets situés à la frontière entre ces deux disciplines : réglementation des entreprises, fiscalité, concurrence, fonctionnement des marchés, politiques publiques ou encore régulation économique.
Certaines formations sont organisées comme de véritables doubles cursus. Par exemple, l’Université Paris-Saclay propose une double licence droit et économie sur trois ans, tandis que l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne propose également une double licence économie-droit.
Le parcours AZIMUT : droit
Sur AZIMUT, cette formation est rattachée au parcours Droit.
Elle peut intéresser les lycéens qui souhaitent conserver une forte dimension juridique dans leurs études tout en développant de solides connaissances en économie.
Ce type de cursus convient notamment aux élèves qui ne souhaitent pas choisir immédiatement entre ces deux disciplines. Il peut également être pertinent pour ceux qui envisagent des secteurs dans lesquels les problématiques juridiques et économiques sont étroitement liées.
La contrepartie est une charge de travail généralement importante : suivre deux disciplines à un niveau universitaire demande de la régularité, de bonnes capacités d’organisation et une réelle motivation.
Une formation pluridisciplinaire
Une formation en droit et économie permet de développer une double culture disciplinaire.
L’étudiant apprend d’un côté à raisonner juridiquement : identifier les règles applicables, interpréter des textes et construire une argumentation. De l’autre, il découvre les outils de l’économiste et apprend à analyser des mécanismes économiques à partir de modèles, de données et d’indicateurs.
Cette complémentarité peut être un véritable atout pour comprendre certaines problématiques contemporaines. Prenons l’exemple d’une entreprise : le juriste pourra étudier les règles qui encadrent son activité, tandis que l’économiste cherchera à comprendre son environnement concurrentiel, ses décisions et les effets des politiques économiques.
Attention toutefois à ne pas considérer cette formation comme une voie qui garantit automatiquement un emploi dans le droit ou l’économie. Comme pour la plupart des licences générales, la poursuite en master est généralement importante pour se spécialiser et accéder aux fonctions les plus qualifiées.
Les cours enseignés dans la licence Droit, économie
Le programme dépend fortement de l’établissement et de la forme du cursus. Dans une double licence, les étudiants suivent généralement des enseignements des deux disciplines tout au long des trois années.
Les enseignements juridiques
La partie juridique peut reprendre plusieurs fondamentaux d’une licence Droit : droit constitutionnel, droit civil, droit administratif, droit des obligations ou encore droit des affaires.
L’objectif est d’acquérir les bases du raisonnement juridique. Les étudiants apprennent notamment à analyser des textes, à qualifier juridiquement une situation et à appliquer une règle à un cas concret.
La méthodologie occupe une place importante avec des exercices comme la dissertation juridique, le commentaire d’arrêt ou le cas pratique.
Les enseignements économiques
Du côté de l’économie, les étudiants découvrent notamment la microéconomie et la macroéconomie.
La microéconomie étudie les comportements des différents acteurs économiques : ménages, entreprises ou administrations. Elle permet par exemple de comprendre les mécanismes de l’offre et de la demande, les choix des consommateurs ou les décisions des entreprises.
La macroéconomie s’intéresse davantage aux grands équilibres d’une économie : croissance, inflation, chômage, consommation, investissement ou politiques économiques.
Selon les formations, le programme peut également intégrer de l’économie internationale, de l’économie publique, de la finance ou des enseignements consacrés aux méthodes quantitatives.
Les mathématiques et les statistiques peuvent prendre une place significative dans la partie économique. Cet aspect doit être pris en compte par les lycéens qui envisagent ce type de cursus.
Croiser les deux disciplines
L’intérêt principal de la formation réside justement dans la possibilité de mettre en relation droit et économie.
Certaines formations peuvent ainsi aborder des sujets comme la concurrence, la régulation des marchés, la fiscalité, les politiques publiques ou encore l’analyse économique du droit.
L’étudiant développe ainsi une capacité à étudier une même problématique sous plusieurs angles, ce qui constitue l’une des principales spécificités de ce parcours.
Les épreuves continues et finales
Les modalités d’évaluation dépendent de l’université et de la formation choisie. Les étudiants peuvent être évalués à la fois dans le cadre du contrôle continu et lors d’examens terminaux.
Les épreuves sont différentes selon la discipline. En droit, elles peuvent notamment prendre la forme de dissertations, de cas pratiques ou de commentaires d’arrêt. En économie, les étudiants peuvent être amenés à résoudre des exercices, analyser des documents ou mobiliser des outils mathématiques et statistiques.
Cette diversité constitue une particularité du cursus : il ne suffit pas d’être performant en rédaction ou en mémorisation. Il faut également savoir raisonner, manipuler des concepts économiques et, selon le programme, être à l’aise avec les outils quantitatifs.
Les stages professionnels ou alternance pendant la licence
Les stages ne sont pas nécessairement obligatoires dans tous les cursus associant droit et économie. Lorsqu’ils sont proposés, ils peuvent permettre à l’étudiant de mieux comprendre les débouchés et de confronter ses connaissances à des situations professionnelles.
Une expérience peut être recherchée dans une entreprise, un cabinet juridique, un cabinet de conseil, une banque, une institution publique ou une administration, selon le projet de l’étudiant.
L’alternance est également possible dans certaines formations ou à partir de certains niveaux, mais elle ne constitue pas une caractéristique systématique de toutes les doubles licences. Il faut donc vérifier les modalités propres à chaque établissement.
Poursuites d’études possibles après la licence
Une formation en droit et économie offre de nombreuses possibilités de spécialisation en master.
L’étudiant peut choisir de poursuivre principalement en droit, par exemple en droit des affaires, droit fiscal, droit économique ou droit public. Il peut également privilégier l’économie, avec des masters en économie, économie appliquée, finance ou économie publique.
D’autres formations permettent de conserver cette double approche et de se diriger vers des domaines comme l’économie du droit, les politiques publiques, la régulation économique ou certains masters en gestion.
Selon son projet et son dossier, l’étudiant peut également envisager une école de commerce, un IEP ou certaines formations spécialisées.
Le choix du master dépendra donc largement de la discipline que l’étudiant souhaite approfondir après avoir acquis cette double formation.
Quels métiers après une licence Droit, économie ?
Comme pour la licence Droit, il est important de distinguer les métiers directement accessibles avec un bac+3 des professions nécessitant une spécialisation supplémentaire.
Après une poursuite d’études en master, les diplômés peuvent notamment envisager des fonctions dans :
- le droit des affaires ;
- la fiscalité ;
- le conseil et l’analyse économique ;
- la finance et la banque ;
- les études économiques ;
- les politiques publiques ;
- la régulation économique ;
- les entreprises et administrations.
Selon leur spécialisation, certains pourront notamment devenir juristes, économistes, chargés d’études, consultants ou analystes.
La formation peut également constituer une bonne base pour préparer certains concours de la fonction publique, en particulier pour les étudiants qui poursuivent ensuite dans un domaine adapté à leur projet.
Cette licence est-elle faite pour mon enfant ?
Cette formation s’adresse avant tout aux lycéens qui apprécient à la fois le raisonnement juridique et l’analyse économique.
Votre enfant doit être prêt à travailler dans deux disciplines qui n’utilisent pas exactement les mêmes méthodes. En droit, il devra lire, comprendre et argumenter à partir de textes juridiques. En économie, il pourra être amené à manipuler des données, des graphiques, des modèles et des outils mathématiques.
Une bonne capacité d’organisation est donc essentielle. Dans une double licence, le volume d’enseignements peut être conséquent et demande un investissement régulier.
Il est également important de ne pas négliger les mathématiques. Même si le niveau dépend du cursus, les enseignements économiques comportent généralement une dimension quantitative plus importante que dans une licence Droit classique.
Ce parcours peut donc être particulièrement intéressant pour un élève qui hésite entre droit et économie et souhaite conserver ces deux domaines dans son cursus, plutôt que de se spécialiser immédiatement dans un seul.
Comment intégrer cette licence ?
L’accès en première année se fait généralement via Parcoursup lorsqu’il s’agit d’une formation accessible directement après le baccalauréat.
Les modalités dépendent toutefois de la formation. Certaines doubles licences recrutent dès la L1, tandis que certaines formations associant droit et économie peuvent correspondre à des parcours particuliers ou à des diplômes spécifiques.
Pour les lycéens, les spécialités suivies peuvent être prises en compte dans l’examen du dossier. SES est particulièrement cohérente avec la dimension économique du cursus, tandis que les mathématiques peuvent être utiles pour aborder les enseignements quantitatifs. HGGSP peut également contribuer à développer des compétences d’analyse et de compréhension des enjeux politiques et sociaux.
Le choix des spécialités ne doit cependant pas être considéré comme une condition automatique d’admission. Il est essentiel de consulter les critères affichés par chaque formation sur Parcoursup.
Enfin, les parents et les lycéens doivent être attentifs à la forme exacte du cursus : une double licence ne fonctionne pas nécessairement comme une licence classique avec une simple option dans une seconde discipline. Certaines formations permettent d’obtenir deux diplômes ou associent une licence à un diplôme universitaire. L’organisation doit donc être vérifiée avant de formuler ses vœux. À l’Université d’Évry Paris-Saclay, par exemple, la formation est référencée comme une « licence mention droit-économie (double diplôme licence-DU) ».
Conclusion
La formation en droit et économie permet de développer une double culture particulièrement intéressante pour les étudiants qui souhaitent comprendre les interactions entre règles juridiques et mécanismes économiques.
Elle demande toutefois un investissement important, car l’étudiant doit progresser dans deux disciplines et s’adapter à des méthodes de travail différentes. Le droit exige notamment rigueur et capacité d’argumentation, tandis que l’économie mobilise davantage les raisonnements quantitatifs et l’analyse de données.
Son principal intérêt réside dans la diversité des poursuites d’études possibles. Après la licence, l’étudiant pourra choisir de se spécialiser davantage en droit, en économie ou dans un domaine situé à la croisée des deux.
Pour un lycéen curieux, organisé et à l’aise aussi bien avec l’analyse de textes qu’avec les raisonnements économiques, ce type de formation peut donc constituer une voie particulièrement stimulante.
Consultez les autres licences proposées dans les parcours Droit :
- La licence Administration publique
- La licence Droit
- La licence Droit français – Droits étrangers
- La licence Droit, Informatique
- La licence Droit, Sciences et Innovation
- Le CPES Economie, société et droit
Découvrez les autres licences dans les autres parcours.
Autres contenus sur le sujet
Les derniers articles
Il faut sauver le soldat … Parcoursup
Il faut sauver le soldat Parcoursup[...]
Fédérations de parents d’élèves : un appui méconnu pour l’orientation de votre enfant
Chaque automne, des parents sont élus[...]
Parcoursup : comment aider votre enfant à construire un profil différenciant
Deux lycéens ont la même moyenne[...]








