Petit rappel : qu’est-ce qu’une Licence ?
La Licence est un diplôme national de niveau bac+3, délivré par les universités. Elle se prépare en trois ans, de la L1 à la L3, et permet d’obtenir 180 crédits ECTS.
Les enseignements associent généralement cours magistraux et travaux dirigés (TD). Au fil des trois années, l’étudiant acquiert à la fois des connaissances dans sa discipline et des méthodes de travail : recherche documentaire, analyse de textes, synthèse, argumentation et expression écrite et orale.
Dans le cas de la licence Droit français – droits étrangers, cette formation générale est enrichie par l’étude d’un ou plusieurs systèmes juridiques étrangers et par un enseignement important en langue étrangère. Elle constitue donc un cursus particulièrement tourné vers l’international et prépare principalement à une poursuite d’études en master.
Une licence du domaine Droit, Économie, Gestion (DEG)
La licence Droit français – droits étrangers appartient au domaine Droit, Économie, Gestion (DEG), défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle reprend une partie des fondamentaux d’une licence Droit classique, tout en leur ajoutant une dimension internationale.
L’objectif est de permettre à l’étudiant de comprendre le fonctionnement du système juridique français tout en découvrant les règles, les concepts et les méthodes propres à un autre système juridique. Cette approche peut être particulièrement intéressante pour les étudiants qui envisagent de travailler dans un environnement international, de poursuivre des études à l’étranger ou de se spécialiser dans le droit européen et international.
Il ne s’agit toutefois pas d’un programme identique dans toutes les universités. La langue étudiée, le système juridique partenaire, la répartition des enseignements et les possibilités de mobilité dépendent de l’établissement et du parcours choisi. Par exemple, l’Université Paris Nanterre propose actuellement des parcours en droit français-common law, droit allemand, droit italien, droit russe ainsi qu’en droits espagnol et latino-américains. À CY Cergy Paris Université, les parcours proposés sont droit anglo-américain et droit espagnol et latino-américain.
Le parcours AZIMUT : droit
Sur AZIMUT, cette licence est rattachée au parcours Droit.
Elle s’adresse aux élèves qui souhaitent découvrir les études juridiques tout en conservant une forte ouverture internationale. C’est donc une formation particulièrement adaptée aux lycéens qui aiment à la fois le droit, les langues étrangères et les relations entre les pays.
Le choix de cette licence demande néanmoins de bien se renseigner sur le contenu de chaque formation. Un parcours centré sur la common law ne proposera pas nécessairement les mêmes enseignements qu’un parcours en droit allemand, italien ou espagnol. Le choix du pays ou du système juridique étudié peut donc avoir une réelle importance pour la suite du parcours.
Une double culture juridique et linguistique
La licence Droit français – droits étrangers se distingue d’une licence Droit classique par son approche biculturelle. L’étudiant ne se contente pas d’étudier le droit français : il est également formé à un autre système juridique, avec une place importante accordée à la langue et à la culture du pays concerné.
Cette particularité permet notamment de comparer différentes façons de concevoir le droit. Les différences peuvent être importantes entre les systèmes de tradition romano-germanique, comme le système français, et les systèmes de common law, notamment britannique ou américain. Les sources du droit, le rôle du juge ou encore certaines méthodes de raisonnement peuvent en effet différer.
La formation demande donc une double capacité : raisonner comme un étudiant en droit tout en étant capable de travailler dans un contexte linguistique et juridique différent.
C’est une formation exigeante, notamment parce que l’étudiant doit progresser simultanément dans plusieurs domaines. Un bon niveau en langue étrangère est indispensable, mais il ne suffit pas : il faut également être capable d’acquérir un vocabulaire juridique spécifique et de comprendre des notions parfois complexes.
Les cours enseignés dans la licence Droit français – droits étrangers
Le programme varie selon le parcours choisi et l’université. Il repose toutefois généralement sur deux grands axes : les fondamentaux du droit français et l’étude du système juridique étranger choisi.
Les fondamentaux du droit français
Comme dans une licence Droit, l’étudiant découvre progressivement les grandes branches du droit. Les premières années peuvent notamment comporter du droit constitutionnel, du droit civil, du droit administratif, du droit pénal, de l’histoire du droit ou encore du droit des obligations.
Ces enseignements permettent d’acquérir les bases nécessaires au raisonnement juridique français. L’étudiant apprend notamment à identifier les règles applicables à une situation et à construire une réponse juridiquement argumentée.
L’étude d’un système juridique étranger
En parallèle, une partie importante du cursus est consacrée au droit du pays ou de l’aire juridique choisie.
Selon les formations, l’étudiant peut ainsi étudier le droit allemand, italien, espagnol ou latino-américain, ou encore la common law. Les exemples de parcours actuellement proposés à Paris Nanterre et à CY Cergy montrent la diversité des possibilités.
Cette approche permet de comprendre les différences entre les systèmes juridiques. Dans un parcours common law, par exemple, l’étudiant peut être amené à s’intéresser à la jurisprudence et au rôle particulier des décisions de justice. Dans un parcours consacré à un système de droit continental, il approfondira davantage les mécanismes propres à ce système.
Les langues et le droit international
La langue étrangère occupe une place centrale dans ces formations. L’étudiant doit progressivement être capable de comprendre des documents juridiques, d’utiliser le vocabulaire spécialisé et, selon les enseignements, de s’exprimer à l’écrit comme à l’oral dans la langue étudiée.
Des enseignements de droit comparé, droit européen ou droit international peuvent également compléter le cursus. Ils permettent de replacer les différents systèmes juridiques dans un contexte plus large et de comprendre les relations entre les droits nationaux et les normes européennes ou internationales.
La méthodologie reste également essentielle : dissertation, commentaire, cas pratique, analyse de textes juridiques ou exercices de comparaison peuvent être proposés selon les formations.
Les épreuves continues et finales
Les modalités d’évaluation sont propres à chaque université, mais les étudiants peuvent être évalués tout au long du semestre dans le cadre des travaux dirigés et lors d’examens terminaux.
Les épreuves peuvent porter aussi bien sur les connaissances juridiques que sur la capacité à les utiliser dans un raisonnement structuré. Dans cette licence, l’étudiant doit parfois jongler avec deux systèmes juridiques et deux terminologies, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire.
La maîtrise de la langue étrangère peut également être évaluée, notamment à travers des travaux écrits, des présentations ou des examens dans la langue étudiée. Il est donc important de ne pas considérer la langue comme une simple matière complémentaire : elle fait partie intégrante de la formation.
Les stages professionnels ou alternance pendant la licence
Les modalités de stage varient selon les universités et les parcours. Lorsqu’un stage est proposé ou obligatoire, il permet à l’étudiant de découvrir concrètement les environnements professionnels auxquels sa double formation peut le conduire.
Un étudiant peut notamment chercher une expérience dans un cabinet d’avocats, une direction juridique d’entreprise, une organisation travaillant à l’international, une administration ou une structure ayant des activités avec le pays ou la zone étudiée.
La mobilité internationale peut également constituer un élément important du cursus. Lorsqu’une université prévoit un échange ou une période d’études à l’étranger, celle-ci permet de mettre en pratique les connaissances linguistiques et de découvrir directement le fonctionnement du système juridique étudié.
Il faut cependant vérifier les modalités propres à chaque formation : une mobilité internationale n’est pas automatiquement organisée de la même manière dans toutes les licences Droit français – droits étrangers.
Poursuites d’études possibles après la licence
La poursuite d’études est particulièrement importante après cette licence. Les étudiants peuvent candidater en master, notamment dans des formations liées au droit international, au droit européen, au droit des affaires, au droit français-droits étrangers ou au droit comparé.
Certaines universités proposent d’ailleurs directement des masters dans la continuité de cette formation. L’Université Paris Nanterre propose par exemple un master mention droit français-droits étrangers, tandis que d’autres masters peuvent permettre de se spécialiser en droit européen ou international.
Le master permet ensuite d’affiner le projet professionnel et d’acquérir un niveau bac+5. Les étudiants intéressés par une carrière internationale peuvent également envisager une poursuite d’études à l’étranger, selon leur projet et les conditions d’admission des établissements concernés.
Un LL.M. (Master of Laws) peut notamment être envisagé dans certains pays, en particulier pour les étudiants souhaitant approfondir leur connaissance d’un système juridique étranger. Il ne faut toutefois pas le considérer comme une suite automatique de la licence : les conditions d’accès et le contenu des LL.M. varient fortement selon les pays et les universités.
Quels métiers après une licence Droit français – droits étrangers ?
La licence constitue principalement un socle pour poursuivre vers un master. Les métiers les plus spécialisés dans le droit international ou les fonctions juridiques à responsabilité nécessitent généralement une formation complémentaire.
Après un master et, lorsque cela est nécessaire, une formation professionnelle ou un concours, les diplômés peuvent notamment envisager :
- avocat, notamment dans des dossiers comportant une dimension internationale ;
- juriste d’entreprise, dans une entreprise ayant des activités internationales ;
- juriste en droit international ou européen ;
- juriste spécialisé en conformité (compliance) ;
- consultant juridique ou réglementaire ;
- chargé de mission dans une organisation internationale ou européenne ;
- métiers de la diplomatie et des relations internationales, selon les concours et formations suivis.
La connaissance d’un autre système juridique et la maîtrise d’une langue étrangère peuvent constituer des atouts pour travailler dans des environnements internationaux. Elles ne garantissent cependant pas, à elles seules, l’accès à ces métiers : la spécialisation en master et les expériences professionnelles jouent également un rôle important.
Cette licence est-elle faite pour mon enfant ?
Cette formation convient particulièrement aux lycéens qui ont un double intérêt pour le droit et les langues étrangères.
Votre enfant doit aimer lire, analyser des textes et construire une argumentation, tout en étant suffisamment à l’aise dans une langue étrangère pour pouvoir progressivement aborder du vocabulaire juridique.
Il doit également apprécier la comparaison et être curieux des différences entre les pays. Comprendre pourquoi deux systèmes juridiques peuvent apporter des réponses différentes à une même question demande de la capacité d’analyse et une certaine ouverture d’esprit.
La charge de travail peut être importante. Comme en licence Droit, l’étudiant doit apprendre de nombreuses notions et maîtriser des méthodes précises. Mais il doit en plus assimiler des connaissances propres à un autre système juridique et progresser dans une langue étrangère.
Avant de choisir cette formation, il est donc utile de vérifier le niveau de langue attendu par l’université et de regarder précisément quel pays ou système juridique sera étudié.
Comment intégrer cette licence ?
L’accès en première année se fait via Parcoursup. La licence Droit français – droits étrangers est une formation proposée dans un nombre limité d’universités : l’Onisep recense actuellement notamment CY Cergy Paris Université et l’Université Paris Nanterre pour cette mention.
Les modalités d’admission et les critères examinés sont propres à chaque établissement. Le niveau scolaire, les résultats dans les matières pertinentes, les compétences linguistiques et la cohérence du projet peuvent notamment être pris en compte.
Les spécialités suivies au lycée ne constituent pas une condition unique d’accès. Des enseignements comme HGGSP, SES ou les langues peuvent toutefois être cohérents avec les compétences mobilisées dans cette formation.
Il est surtout essentiel de regarder attentivement la fiche de chaque formation sur Parcoursup : langue étudiée, pays ou système juridique partenaire, niveau linguistique attendu, éventuelle mobilité internationale et organisation du cursus peuvent varier d’une université à l’autre.
Conclusion
La licence Droit français – droits étrangers propose un parcours original qui associe les fondamentaux du droit français à l’étude d’un autre système juridique et à une forte dimension linguistique.
Elle convient particulièrement aux étudiants qui souhaitent poursuivre des études de droit tout en se préparant à évoluer dans un environnement international. Mais cette dimension internationale implique aussi des exigences supplémentaires : il faut être à l’aise avec les langues, accepter de travailler sur des systèmes juridiques différents et faire preuve d’une grande capacité d’adaptation.
Pour les lycéens qui réunissent ces qualités, cette licence peut constituer une base intéressante pour poursuivre en master et construire progressivement un projet dans le droit international, européen, comparé ou les fonctions juridiques d’entreprises ayant une activité internationale.
Consultez les autres licences proposées dans les parcours Droit :
- La licence Administration publique
- La licence Droit
- La licence Droit, Economie
- La licence Droit, Informatique
- La licence Droit, Sciences et Innovation
- Le CPES Economie, société et droit
Découvrez les autres licences dans les autres parcours.
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