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Activité d’orientation : ma journée dystopique

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C’est l’été, le week-end, les vacances peut-être. Vous êtes sur la route, dans les embouteillages, à la plage, en balade, à la maison entre deux valises, ou simplement dans un moment un peu plus calme que d’habitude.

Et si c’était justement le bon moment pour parler orientation avec votre ado ?

Pas sous la forme d’un grand interrogatoire. Pas avec la question qui crispe tout le monde : « Alors, tu veux faire quoi plus tard ? » Pas avec un tableau Excel, trois classements d’écoles et une pression mal dissimulée.

L’idée, c’est plutôt d’ouvrir une conversation. Une vraie. Simple, courte, concrète. Une activité à faire ensemble pour parler de lui, de ses envies, de ses forces, de ses doutes, de ce qui l’attire ou de ce qu’il ne veut surtout pas.

Bref, parler orientation sans le faire fuir, sans le braquer, et sans transformer le moment en réunion de crise familiale.

Dans cette série, nous vous proposons donc une activité par épisode, extraite du Cahier d’activités sur l’orientation AZIMUT, édition 2026.

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couverture cahier activités 2026
journée dystopique activité 4

AZIMUT vous propose une activité un peu décalée : demander à votre adolescent d’imaginer sa journée dystopique.

Une dystopie, c’est un récit qui décrit un monde sombre, un monde dans lequel on n’a pas envie de vivre. Ici, l’idée n’est pas de lui demander d’inventer une catastrophe spectaculaire. Il ne s’agit pas d’une journée apocalyptique, mais d’une routine quotidienne qui le rendrait profondément malheureux.

Et c’est justement ce qui rend l’exercice intéressant.

Les adolescents ont parfois du mal à dire ce qu’ils veulent. En revanche, ils savent souvent très bien dire ce qu’ils ne veulent pas : ce qui les fatigue, ce qui les enferme, ce qui les agace, ce qui les démotive, ce qui les étouffe.

Dans l’orientation, ces éléments sont utiles. On parle souvent des objectifs, mais les anti-objectifs comptent aussi.

Savoir vers quoi on ne veut pas aller permet déjà de mieux comprendre ses besoins, ses limites et ses préférences.

L’activité consiste donc à proposer à votre ado de raconter sa pire journée type. Pas une journée exceptionnelle, mais une journée ordinaire qui se répéterait, et dans laquelle il ne se sentirait pas bien.

Pour rendre l’exercice plus vivant, vous pouvez lui proposer de s’enregistrer sur le dictaphone de son téléphone ou de vous envoyer un vocal. Cela peut être plus simple que d’écrire, surtout pour les jeunes qui bloquent devant une feuille.

S’il ne sait pas par où commencer, vous pouvez l’aider avec la méthode QQOQCP : quoi, qui, où, quand, comment, pourquoi.

Qu’est-ce qui se passe dans cette journée ? Avec qui est-il ? Où se trouve-t-il ? À quel rythme se déroule la journée ? Comment travaille-t-il, se déplace-t-il, échange-t-il ? Et surtout, pourquoi cette journée lui paraît-elle si désagréable ?

Son récit peut faire émerger beaucoup d’indices : un lever trop tôt, trop de bruit, trop de solitude, trop de pression, trop d’écran, trop de répétition, trop peu de liberté, pas assez de contact humain, pas assez de mouvement, ou au contraire trop d’imprévu.

Votre rôle, ensuite, est d’écouter sans corriger immédiatement. Ne dites pas trop vite : « Mais dans la vraie vie, on ne choisit pas tout. » Ce n’est pas le sujet. Le sujet est d’identifier ce qui pèse sur lui.

Ensuite seulement, vous pouvez échanger. Parmi les éléments cités, lesquels existent déjà dans son quotidien ? Lesquels peuvent être modifiés ? Par exemple, si votre enfant parle d’un réveil beaucoup trop tôt, cela peut ouvrir une discussion sur l’organisation du soir, le sommeil ou les temps de transport.

Pour aller plus loin

Vous pouvez transformer les anti-objectifs en pistes positives. S’il ne veut pas d’un quotidien enfermé, il a peut-être besoin de mouvement. S’il ne supporte pas le bruit permanent, il a peut-être besoin d’un environnement calme. S’il redoute la solitude, le collectif compte probablement pour lui.

Cette activité ne donne pas une réponse d’orientation immédiate. Mais elle permet de mieux comprendre les conditions dans lesquelles votre enfant risque de se sentir mal, et donc celles qu’il devra éviter autant que possible.

Parce que bien s’orienter, ce n’est pas seulement choisir ce qui attire. C’est aussi apprendre à reconnaître ce qui ne nous convient pas.

Cette activité est extraite du Cahier d’activités sur l’orientation AZIMUT, édition 2026. Vous y retrouverez la consigne complète, les supports à imprimer ou à compléter, ainsi que les autres activités à réaliser avec votre adolescent. Le cahier est téléchargeable gratuitement !

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