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Le CMI sciences de la terre

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Petit rappel : qu’est-ce qu’un CMI ?

Le CMI (Cursus Master en Ingénierie) est un cursus universitaire sélectif en cinq ans, construit sur le modèle Licence-Master. Proposé par certaines universités labellisées par le Réseau FIGURE, il associe une formation universitaire classique à des enseignements complémentaires, des projets, des expériences professionnelles et une ouverture à la recherche et à l’international.

Le CMI renforce ainsi progressivement les compétences scientifiques, méthodologiques et professionnelles des étudiants afin de les préparer à des fonctions d’ingénierie, d’expertise ou de recherche.

Dans le domaine des Sciences de la Terre, ces formations s’intéressent notamment à la structure et à l’évolution de notre planète, aux ressources du sol et du sous-sol, aux risques naturels, à l’eau, à l’environnement et, selon les spécialisations, aux enjeux énergétiques.

Un cursus du domaine Sciences, Technologies, Santé (STS)

Le CMI Sciences de la Terre appartient au domaine Sciences, Technologies, Santé (STS), défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ils mobilisent plusieurs disciplines scientifiques pour comprendre les phénomènes qui affectent la Terre et ses différents milieux.

La formation peut notamment s’intéresser à la géologie, la géophysique, la géochimie, l’hydrogéologie, la géomorphologie ou la géotechnique, selon le CMI et la spécialisation choisie.

Ces connaissances peuvent être appliquées à des problématiques très concrètes : gestion des ressources en eau, exploitation et protection des ressources minérales, étude des sols et des sous-sols, prévention des risques naturels, transition énergétique, géothermie ou encore protection des milieux naturels.

Le parcours AZIMUT : Énergie, Développement durable

Sur AZIMUT, le CMI Sciences de la Terre s’inscrit dans le parcours Énergie, Développement Durable.

Ce rattachement permet de mettre en avant les liens entre les sciences de la Terre et les grands enjeux environnementaux et énergétiques contemporains.

Les géosciences jouent notamment un rôle dans le développement de la géothermie, le stockage souterrain, la gestion de l’eau, l’étude des ressources naturelles et la compréhension des risques liés aux évolutions des milieux.

Le champ est toutefois plus large que la seule énergie : selon la spécialisation suivie, les étudiants peuvent également travailler sur les ressources minérales, les sols, les eaux souterraines, les risques naturels ou la protection de l’environnement.

Une formation d’excellence pour les profils scientifiques

Le CMI Sciences de la Terre s’adresse aux étudiants qui souhaitent comprendre les mécanismes naturels et mettre les sciences au service de problématiques concrètes.

Il convient particulièrement aux profils intéressés par les sciences, la géologie, l’environnement, les ressources naturelles et l’étude du terrain.

La formation demande de la rigueur, de la curiosité scientifique et une capacité à travailler sur des problématiques complexes. Les mathématiques, la physique et la chimie constituent selon les formations une partie importante du socle scientifique.

Les étudiants doivent également être prêts à alterner entre enseignements théoriques, travaux pratiques, analyse de données, projets et observations de terrain.

Les enseignements principaux du cursus

Le programme varie selon les établissements, mais repose généralement sur un socle scientifique commun progressivement complété par des enseignements spécialisés.

Les sciences de la Terre et la géologie permettent d’étudier la structure, la composition et l’évolution de la planète ainsi que les processus géologiques qui façonnent les paysages et les sous-sols.

La géophysique permet d’étudier les propriétés physiques du sous-sol et de caractériser les structures géologiques grâce à différentes méthodes de mesure et d’imagerie.

La géochimie s’intéresse à la composition chimique de la Terre et aux transformations de la matière dans les différents environnements géologiques.

Selon les formations, des enseignements en hydrogéologie, géotechnique, géologie des ressources, géologie environnementale, géomorphologie ou risques naturels viennent compléter ce socle.

Les mathématiques, la physique, la chimie et l’informatique apportent les outils nécessaires à la modélisation, au traitement des données et à l’interprétation des phénomènes étudiés.

Les étudiants peuvent également apprendre à utiliser des outils de cartographie, de géomatique, de systèmes d’information géographique (SIG), de modélisation et de traitement de données.

La place de ces enseignements varie cependant selon la spécialisation du CMI.

Une forte dimension terrain et projet

Les sciences de la Terre accordent une place importante à l’observation et à l’analyse du terrain.

Les étudiants peuvent participer à des sorties géologiques, campagnes de mesures, observations de terrain, analyses d’échantillons et projets scientifiques.

Ces expériences permettent de mettre en pratique les connaissances acquises en cours et de développer une véritable démarche scientifique.

La formation par projet constitue également une composante importante du CMI. Les étudiants apprennent à analyser une problématique, rechercher et traiter des données, proposer des solutions et présenter leurs résultats.

Certains CMI sont particulièrement orientés vers les applications professionnelles et les problématiques rencontrées par les entreprises et les collectivités.

Les épreuves et modalités d’évaluation

Les modalités d’évaluation dépendent de l’établissement et des enseignements suivis.

Elles peuvent associer contrôle continu, examens, travaux pratiques, rapports, études de terrain, projets individuels ou collectifs et présentations orales.

Les étudiants sont évalués à la fois sur leurs connaissances scientifiques et sur leur capacité à les appliquer à des situations concrètes.

La régularité, la rigueur scientifique et la capacité à analyser des données sont essentielles pour réussir dans ce cursus exigeant.

Les stages professionnels pendant le CMI

La professionnalisation constitue une composante importante du CMI.

Les étudiants réalisent des stages en entreprise, en bureau d’études, en laboratoire de recherche ou au sein d’organismes publics, selon leur spécialisation et les possibilités proposées par leur établissement.

Les structures d’accueil peuvent notamment intervenir dans les domaines de l’environnement, de l’eau, des ressources minérales, de la géotechnique, de l’énergie ou de l’ingénierie.

La durée et l’organisation des stages varient selon les CMI. Certaines formations accordent une place particulièrement importante aux expériences professionnelles. Le CMI Ressources en Eau et Environnement prévoit par exemple un minimum de 14 mois de stages au cours du cursus.

Une expérience internationale peut également faire partie du parcours, notamment sous la forme d’un semestre d’études, d’un stage ou d’un projet de recherche à l’étranger.

Poursuites d’études et perspectives après le CMI Sciences de la Terre

Le CMI est construit sur cinq années et conduit à un niveau bac+5, avec une licence puis un master correspondant à la spécialisation suivie.

Il permet une insertion professionnelle dans les secteurs des géosciences et de l’ingénierie, mais peut également préparer à une poursuite en doctorat pour les étudiants qui souhaitent s’orienter vers la recherche.

Les spécialisations accessibles dépendent du CMI choisi. Elles peuvent notamment concerner :

  • la géologie appliquée ;
  • l’hydrogéologie ;
  • les ressources minérales ;
  • la géotechnique ;
  • les risques naturels ;
  • l’environnement ;
  • les géoénergies et la géothermie ;
  • les ressources et la gestion du sous-sol.

Quels métiers après ce parcours ?

Les débouchés dépendent fortement de la spécialisation choisie.

Les diplômés peuvent notamment évoluer vers des fonctions de :

  • géologue ;
  • géophysicien ;
  • hydrogéologue ;
  • ingénieur ou chargé d’études en géotechnique ;
  • ingénieur en environnement ;
  • ingénieur ou chargé d’études dans le domaine des ressources naturelles ;
  • ingénieur d’études en géothermie ou géoénergie ;
  • chargé d’études sur les risques naturels ;
  • consultant en géosciences ;
  • ingénieur recherche et développement.

Les secteurs d’activité comprennent notamment les bureaux d’études, entreprises d’ingénierie, entreprises spécialisées dans l’eau, les ressources et l’énergie, collectivités, organismes publics et laboratoires de recherche.

Une poursuite en doctorat peut ensuite conduire vers les métiers de la recherche et de l’enseignement supérieur.

Cette formation est-elle faite pour mon enfant ?

Le CMI Sciences de la Terre peut convenir à un élève curieux, rigoureux et intéressé par les sciences et les phénomènes naturels.

Votre enfant aime-t-il comprendre comment fonctionne la Terre ? S’intéresse-t-il aux roches, aux sols, aux eaux souterraines, aux paysages ou aux ressources naturelles ? Apprécie-t-il les sciences expérimentales et le travail de terrain ?

Il doit également être à l’aise avec les matières scientifiques et être prêt à s’investir dans un cursus long et exigeant.

Cette formation peut particulièrement convenir aux profils qui souhaitent associer sciences fondamentales, observation du terrain, traitement de données et résolution de problématiques environnementales ou industrielles.

Comment intégrer cette formation ?

L’admission en première année des CMI accessibles aux lycéens se fait généralement via Parcoursup.

Le CMI étant une formation sélective, les candidatures sont examinées sur dossier et, selon les établissements, peuvent être complétées par un entretien.

Les critères précis varient selon le CMI. Les résultats scolaires, les appréciations des enseignants, les compétences scientifiques, la motivation et la cohérence du projet d’orientation peuvent notamment être pris en compte.

Les spécialités scientifiques suivies au lycée peuvent constituer un atout pour ces formations, notamment lorsque la formation demande de solides bases en mathématiques, physique-chimie ou sciences de la Terre.

Il est donc important de consulter les attendus et modalités de candidature du CMI choisi avant de formuler ses vœux.

Conclusion : une voie d’excellence pour les métiers des géosciences

Le CMI Sciences de la Terre propose une formation scientifique renforcée associant connaissances fondamentales, géosciences, projets, expériences de terrain et professionnalisation.

Selon la spécialisation choisie, il peut préparer aux enjeux liés aux ressources naturelles, à l’eau, aux sols et sous-sols, aux risques, à l’environnement ou aux nouvelles énergies.

Sur AZIMUT, son rattachement au parcours Énergie, Développement Durable permet de mettre en avant son lien avec les enjeux de transition écologique et énergétique, tout en rappelant que les débouchés des sciences de la Terre sont beaucoup plus larges.

Pour les étudiants passionnés par les sciences, la planète et les problématiques concrètes du sous-sol et de l’environnement, le CMI constitue une voie exigeante vers les métiers des géosciences, de l’ingénierie et, pour certains, de la recherche.

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