Licences

Le CMI Sciences de l’ingénieur

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Petit rappel : qu’est-ce qu’une Licence ?

La Licence est un diplôme national de niveau bac +3, organisé sur 6 semestres et correspondant à 180 crédits ECTS. Dans le cas des sciences pour l’ingénieur, elle apporte un socle solide en mathématiques, physique, informatique et sciences appliquées, avant une spécialisation progressive selon les universités.

Le point important, ici, est que le CMI (curses master en ingénierie) ne se confond pas avec une licence classique : il s’agit d’un cursus sélectif en 5 ans, construit sur une licence puis un master renforcés, auquel s’ajoute un label national du réseau Figure. Autrement dit, votre enfant suit bien une base universitaire, mais dans une version plus exigeante, plus professionnalisante et plus proche des standards internationaux de l’ingénierie. 

Le grand domaine national : Sciences, Technologies, Santé (STS)

Le classement de ce CMI dans le domaine Sciences, Technologies, Santé (STS), défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est tout à fait cohérent. Les sciences de l’ingénieur relèvent en effet des sciences appliquées : elles mobilisent la mécanique, l’électronique, l’automatique, l’énergétique, l’informatique industrielle et la modélisation pour comprendre, concevoir, tester et améliorer des systèmes techniques. C’est un champ d’études qui relie constamment théorie scientifique et résolution de problèmes concrets, dans des secteurs aussi variés que l’énergie, les transports, la santé, le bâtiment ou les systèmes numériques. 

Le parcours AZIMUT : Ingénierie, Sciences

Dans le parcours Ingénierie, Sciences, le CMI Sciences de l’ingénieur trouve naturellement sa place, car il s’adresse à des élèves qui aiment comprendre comment fonctionnent les objets, les systèmes et les technologies, mais aussi imaginer comment les améliorer. Ce type de formation convient bien aux profils à l’aise avec les raisonnements scientifiques, curieux des applications concrètes, et attirés par des études longues qui ouvrent vers des responsabilités techniques, des projets innovants ou la recherche appliquée. 

CMI Sciences de l’ingénieur : une formation exigeante pour les élèves qui veulent aller loin

Le CMI Sciences de l’ingénieur s’adresse à des lycéens qui ne cherchent pas seulement une licence scientifique, mais un parcours renforcé vers les métiers de l’ingénierie. Sa promesse est claire : offrir, au sein de l’université, une formation en 5 ans qui combine fondamentaux scientifiques, spécialisation progressive, immersion dans la recherche, projets, stages et ouverture internationale. L’étudiant y construit des compétences plus larges qu’en licence classique, avec une intensité de travail plus élevée et un accompagnement vers des fonctions d’ingénieur expert, de cadre scientifique et technique, voire vers le doctorat. 

Les cours enseignés dans ce CMI

Le cœur académique du CMI Sciences de l’ingénieur repose sur la licence mention Sciences pour l’ingénieur. On y retrouve un ensemble cohérent d’enseignements en mécanique, électronique, énergétique, voire génie civil selon les établissements, complétés par des sciences fondamentales indispensables comme les mathématiques et la physique. S’ajoutent l’informatique, la programmation, la modélisation, les logiciels de calcul et de simulation, ainsi que des compétences expérimentales liées à la mesure, à la manipulation d’appareils et aux travaux pratiques. Cette base pluridisciplinaire est essentielle, car les sciences de l’ingénieur consistent justement à croiser plusieurs approches pour concevoir ou améliorer des systèmes complexes. 

Dans un CMI, cette base est renforcée. Le réseau Figure indique un volume horaire supérieur d’environ 20 % sur l’ensemble des 5 années, avec la moitié du programme consacrée à l’acquisition progressive d’une spécialité. À cela s’ajoutent des enseignements d’ouverture sociale, économique et culturelle, des interventions de professionnels, une forte place donnée à la conduite de projets, ainsi qu’un lien permanent avec les laboratoires de recherche. Cela signifie que l’élève ne se contente pas d’apprendre des contenus disciplinaires : il développe aussi sa capacité à travailler en équipe, à présenter ses idées, à conduire un projet, à comprendre les enjeux industriels et à relier science, innovation et usages. 

Les épreuves continues et finales

Sur ce point, il faut être précis : les modalités d’évaluation dépendent en partie de l’université qui porte le cursus, car le CMI s’appuie sur les règles d’examen de la licence et du master supports. En pratique, l’étudiant est généralement évalué à travers un mélange de contrôle continu, de partiels, de travaux pratiques, de dossiers, de projets et de soutenances. Mais le CMI ajoute ses propres exigences : les unités d’enseignement sont réparties en plusieurs composantes de formation, et chaque composante doit être validée individuellement. La compensation n’est autorisée qu’à l’intérieur d’une même composante, et tous les stages doivent être validés séparément. Le réseau Figure précise aussi qu’une non-validation du CMI n’empêche pas forcément la validation du diplôme support, mais que le redoublement d’une année CMI n’est pas autorisé. Cela donne une idée claire du niveau d’exigence attendu. 

Pour un lycéen, cela implique une réalité simple : il faut aimer travailler régulièrement. Le CMI n’est pas une filière où l’on mise sur un sprint en fin de semestre. Les projets, les travaux en groupe, les évaluations progressives et les stages demandent de la constance, de l’autonomie et une vraie capacité d’organisation. Pour certains élèves brillants mais peu réguliers, c’est un point de vigilance important. Pour d’autres, au contraire, ce cadre dense et structurant est précisément ce qui les fait progresser. 

Les stages professionnels pendant le cursus

L’un des grands atouts du CMI est la place accordée à la mise en situation. Le réseau Figure impose au moins 28 semaines de stage sur l’ensemble du cursus, dont 14 semaines minimum en entreprise. Les étudiants mènent aussi des projets dès la première année, en entreprise ou en laboratoire, ce qui ancre très tôt la formation dans le concret. Cette articulation entre enseignements académiques, projets et stages permet à l’étudiant de comprendre progressivement les réalités du terrain : fonctionnement d’une équipe, contraintes techniques, culture de projet, qualité, innovation, communication professionnelle. 

Autre spécificité forte : le CMI impose une expérience internationale d’au moins 3 mois, sous la forme d’un stage ou d’un semestre d’études à l’étranger. Pour des parents, ce point mérite d’être souligné, car il montre que l’objectif n’est pas seulement de former un bon technicien académique, mais un futur professionnel capable d’évoluer dans un environnement scientifique et industriel ouvert, multiculturel et souvent anglophone. Dans les sciences de l’ingénieur, cette dimension internationale est un véritable avantage. 

Poursuites d’études possibles après ce CMI

Le débouché naturel du CMI est la poursuite jusqu’au master, puisque le parcours est construit comme un ensemble cohérent de 5 ans. C’est d’ailleurs ce qui le distingue d’une licence classique, qui peut déjà constituer un palier intermédiaire. Le réseau Figure et l’Onisep présentent le CMI comme un cursus qui mène à la fois à un master renforcé et à un label national, avec une forte proximité avec les métiers de l’ingénierie et de l’innovation. 

Après ce niveau bac +5, plusieurs suites sont envisageables selon la spécialisation choisie par l’université : masters en mécanique, génie mécanique, génie civil, énergétique, systèmes embarqués, maintenance aéronautique, génie industriel, matériaux, robotique ou autres secteurs proches des sciences pour l’ingénieur. Le réseau Figure indique également qu’une poursuite en doctorat est tout à fait possible, grâce au lien fort avec les laboratoires et à la sensibilisation à la recherche. C’est donc une voie intéressante aussi bien pour les jeunes qui visent l’industrie que pour ceux qui se projettent dans l’innovation de haut niveau, la R&D ou l’enseignement supérieur. 

Quels métiers après ce CMI ?

Le CMI Sciences de l’ingénieur prépare à des fonctions d’ingénierie et de cadre scientifique et technique dans des secteurs variés. Les intitulés exacts dépendront de la spécialisation suivie en master, mais on retrouve généralement des débouchés dans la conception, l’industrialisation, la maintenance, la simulation, l’innovation et la recherche appliquée. 

  • Ingénieur d’études
  • Ingénieur R&D
  • Ingénieur en mécanique
  • Ingénieur en génie civil
  • Ingénieur en énergétique
  • Ingénieur systèmes embarqués
  • Ingénieur en électronique / automatisme
  • Ingénieur méthodes ou industrialisation
  • Chef de projet technique
  • Ingénieur maintenance
  • Ingénieur essais / validation
  • Ingénieur matériaux
  • Consultant en ingénierie
  • Ingénieur de recherche
  • À plus long terme, enseignant-chercheur après doctorat

Ce CMI est-il fait pour mon enfant ?

Pour des parents, la bonne question n’est pas seulement « mon enfant est-il bon en maths ? », mais plutôt « aime-t-il vraiment comprendre, concevoir, tester, améliorer ? ». Le CMI Sciences de l’ingénieur convient particulièrement aux jeunes qui apprécient les sciences, mais aussi la dimension concrète de leur application. Un élève qui aime résoudre des problèmes, manipuler, modéliser, programmer, construire une démarche logique et voir comment une idée devient un objet, un système ou un procédé, y trouvera souvent beaucoup de sens. 

Voici les questions les plus utiles à lui poser : se voit-il dans des études longues et exigeantes ? Aime-t-il autant la théorie que la pratique ? Supporte-t-il un rythme de travail régulier ? A-t-il envie d’un cursus sélectif à l’université plutôt que d’une prépa ou d’une école post-bac ? Se projette-t-il dans des environnements techniques, industriels, numériques ou énergétiques ? Est-il prêt à faire des stages, à travailler en projet et à vivre une mobilité à l’international ? S’il répond oui à la plupart de ces questions, le CMI peut être une très belle option. 

Comment intégrer ce CMI ?

L’admission en première année passe par Parcoursup, dans la rubrique Cursus Master en Ingénierie.

L’entrée est sélective : les candidats sont étudiés sur dossier, avec une attention portée aux résultats de première et terminale, au niveau d’anglais, aux appréciations des enseignants et à la lettre de motivation, puis un entretien peut être organisé avec les responsables du cursus. Les candidats sont soumis à une sélection sur dossier puis un entretien de motivation. Les profils attendus sont en priorité des bacheliers généraux à spécialités scientifiques ; certains bacheliers technologiques proches du domaine peuvent aussi candidater selon les formations. 

Conclusion : un excellent choix pour un profil scientifique ambitieux

Le CMI Sciences de l’ingénieur est une voie particulièrement intéressante pour les élèves qui veulent rester à l’université tout en suivant un parcours d’excellence orienté vers l’ingénierie. Plus exigeant qu’une licence classique, il combine connaissances scientifiques solides, spécialisation progressive, projets, stages, recherche et ouverture internationale. Pour un parent, c’est une formation rassurante lorsqu’on cherche un cursus structuré, ambitieux et professionnalisant, sans renoncer à la richesse académique de l’université. À condition que l’élève soit vraiment motivé, curieux et prêt à s’investir sur la durée, c’est une très belle porte d’entrée vers les métiers techniques de haut niveau.

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