Petit rappel : qu’est-ce qu’un CMI ?
Le CMI (Cursus Master en Ingénierie) va plus loin : il s’agit d’un parcours universitaire sélectif en cinq ans, construit sur le modèle Licence-Master. Il associe les enseignements de la licence et du master à des enseignements complémentaires, des projets, des stages, une ouverture à la recherche et une dimension internationale. Les étudiants suivent ainsi une formation renforcée, avec environ 6 ECTS supplémentaires par semestre.
À l’issue des cinq années, l’étudiant obtient les diplômes nationaux de licence et de master correspondant à sa formation support, ainsi que le label CMI s’il a satisfait aux exigences spécifiques du cursus.
Un cursus du domaine Sciences, Technologies, Santé (STS)
Le CMI Sciences pour la santé appartient au domaine Sciences, Technologies, Santé (STS), défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans la mesure où il s’appuie sur des disciplines scientifiques appliquées à l’étude du vivant, de la santé et de leurs applications.
Ce cursus se situe à la croisée de la biologie, de la chimie, des technologies et de la recherche biomédicale.
Selon le CMI concerné, la formation peut associer notamment biologie, biochimie, biologie moléculaire et cellulaire, physiologie, pharmacologie, biotechnologies, mathématiques, informatique, statistiques ou sciences des données.
Il est toutefois important de préciser qu’il n’existe pas un programme unique pour tous les CMI s’appuyant sur la licence Sciences pour la santé. Les spécialisations varient selon l’université et le master associé. Certains parcours sont ainsi orientés vers les biotechnologies et la bioproduction, d’autres vers l’ingénierie diagnostique, les biomatériaux ou encore l’intelligence artificielle appliquée à la santé.
Le parcours AZIMUT : Santé
Sur AZIMUT, le CMI Sciences pour la santé s’inscrit dans le parcours Santé, en raison de son orientation vers les sciences du vivant, les biotechnologies et les applications liées à la santé.
Ce parcours AZIMUT constitue une catégorie éditoriale : il ne correspond pas à un parcours officiel commun à tous les CMI Sciences pour la santé. Selon la formation choisie, les étudiants peuvent se spécialiser dans des domaines différents liés à la santé et à l’innovation scientifique.
Une formation d’excellence pour les passionnés de santé
Le CMI Sciences pour la santé s’adresse à des étudiants qui souhaitent suivre une formation scientifique approfondie et se préparer à des fonctions d’ingénierie, d’expertise ou de recherche dans le domaine de la santé.
Le terme « CMI Sciences pour la santé » recouvre toutefois plusieurs formations. Par exemple, le CMI Génie Biotechnologique de La Rochelle s’appuie sur une licence Sciences pour la santé et un master en biotechnologies, tandis que les CMI de l’Université Grenoble Alpes s’orientent notamment vers la biothérapie, la bioproduction, l’ingénierie diagnostique ou l’intelligence artificielle appliquée à la santé.
Le cursus demande donc un bon niveau scientifique, de la curiosité et une capacité à s’investir sur la durée. Comme tous les CMI, il ajoute des enseignements et des mises en situation au cursus universitaire classique et demande une quantité importante de travail personnel.
Les cours enseignés dans ce cursus spécifique
Les enseignements dépendent de la spécialisation du CMI et du cursus de licence et de master sur lequel il est construit.
Les étudiants peuvent notamment approfondir :
- la biologie cellulaire et moléculaire ;
- la biochimie ;
- la génétique ;
- la physiologie ;
- la microbiologie ;
- l’immunologie ;
- la pharmacologie ;
- les biotechnologies ;
- les mathématiques et statistiques ;
- l’informatique et l’analyse de données.
Selon la spécialisation, d’autres enseignements peuvent porter sur la bioproduction, l’ingénierie diagnostique, les biomatériaux, l’imagerie médicale, l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique, les données biomédicales ou encore les technologies médicales. Le CMI IA Ingénierie & Santé de Grenoble associe par exemple biologie, santé, mathématiques, informatique et sciences des données, avec des enseignements en apprentissage automatique, imagerie médicale et analyse de données biomédicales.
À ces enseignements s’ajoutent les composantes spécifiques du CMI : projets, mises en situation, compétences professionnelles, travail en équipe, communication et ouverture aux enjeux économiques et sociétaux. Le cadre national des CMI prévoit notamment des enseignements de spécialité, des disciplines fondamentales, des compléments scientifiques et techniques et des compétences organisationnelles, sociales et environnementales.
Les épreuves continues et finales
L’évaluation repose sur les modalités prévues par la formation support : elle peut associer contrôle continu, examens finaux, travaux pratiques, projets, rapports ou présentations, selon les enseignements.
Les enseignements complémentaires propres au CMI doivent également être validés pour obtenir le label. Les stages font eux aussi l’objet d’une validation spécifique.
Le redoublement n’est pas de droit dans un CMI. Un étudiant qui ne valide pas son semestre peut sortir du parcours CMI et, selon les conditions de la formation, poursuivre dans le cursus de licence ou de master support.
Cette organisation demande donc de la régularité, de la rigueur et une bonne capacité d’organisation.
Les stages professionnels ou alternance pendant le CMI
Les stages occupent une place importante dans le CMI. Le cadre national prévoit au minimum 28 semaines de stage sur l’ensemble du cursus, dont au moins 14 semaines en entreprise pour satisfaire aux exigences du label. Les étudiants peuvent également effectuer des expériences dans des laboratoires ou des centres de recherche.
Dans un CMI Sciences pour la santé, les lieux de stage dépendent de la spécialisation. Ils peuvent notamment être des laboratoires de recherche, entreprises de biotechnologies, industries pharmaceutiques, structures de diagnostic ou organismes travaillant sur les technologies de santé.
L’alternance n’est pas systématique : elle dépend du CMI et du master associés.
Le cursus comporte également une dimension internationale. Une mobilité internationale fait partie des conditions nécessaires à l’obtention du label CMI, selon les modalités définies par chaque formation.
Poursuites d’études possibles après ce cursus
Le CMI est lui-même construit sur cinq années de licence et de master : le master ne constitue donc pas une poursuite d’études après le CMI, mais fait partie intégrante du cursus.
À l’issue des cinq années, l’étudiant obtient un diplôme national de master, ainsi que le diplôme de licence correspondant et, sous réserve du respect des conditions requises, le label CMI.
Il peut alors :
- entrer directement dans la vie professionnelle ;
- poursuivre en doctorat, notamment pour s’orienter vers la recherche ;
- éventuellement compléter sa formation par une spécialisation supplémentaire.
Selon l’Onisep, environ 30 % des diplômés de CMI poursuivent en doctorat.
Quels métiers après ce cursus ?
Les débouchés dépendent fortement de la spécialisation suivie. Il serait donc réducteur d’associer tous les CMI Sciences pour la santé aux mêmes métiers.
Selon le parcours, les diplômés peuvent notamment s’orienter vers :
- ingénieur en biotechnologies ;
- ingénieur en bioproduction ;
- ingénieur en ingénierie diagnostique ;
- ingénieur R&D ;
- ingénieur ou chargé d’études dans le domaine des technologies de santé ;
- ingénieur en biomatériaux, selon la spécialisation ;
- chargé de projet scientifique ;
- chargé d’études ou d’innovation ;
- ingénieur qualité ou affaires réglementaires, selon la spécialisation ;
- consultant dans le domaine des biotechnologies ou des technologies de santé ;
- chercheur ou enseignant-chercheur après un doctorat.
Les secteurs d’activité peuvent notamment comprendre les industries pharmaceutiques et biotechnologiques, le diagnostic, les dispositifs médicaux, la recherche académique ou privée et différentes activités liées à l’innovation en santé. Le CMI Génie Biotechnologique de La Rochelle cite par exemple les industries pharmaceutique et diagnostique ainsi que la recherche publique et privée en sciences pour la santé.
Attention : le CMI Sciences pour la santé ne forme pas directement aux professions médicales réglementées comme médecin, pharmacien ou infirmier. Il prépare principalement à des fonctions scientifiques, techniques, d’ingénierie, de recherche ou d’expertise dans le domaine de la santé.
Cette formation est-elle faite pour mon enfant ?
Le CMI Sciences pour la santé peut convenir à un élève qui aime les sciences du vivant, qui s’intéresse aux applications de la science dans le domaine de la santé et qui souhaite suivre des études longues.
Il faut toutefois identifier précisément le CMI envisagé, car les contenus peuvent être très différents. Un élève attiré par la bioproduction ou les biotechnologies ne recherchera pas nécessairement le même parcours qu’un étudiant intéressé par l’intelligence artificielle, l’imagerie médicale ou les biomatériaux.
Quelques questions peuvent aider à évaluer l’adéquation avec le profil de votre enfant :
- Aime-t-il réellement les sciences et la démarche expérimentale ?
- S’intéresse-t-il au fonctionnement du vivant et à ses applications en santé ?
- Est-il à l’aise avec les raisonnements scientifiques et l’analyse de données ?
- Est-il prêt à s’engager dans un cursus exigeant de cinq ans ?
- Apprécie-t-il les projets et le travail en équipe ?
- Est-il intéressé par la recherche, l’innovation ou les biotechnologies ?
- Est-il autonome et organisé dans son travail ?
Si la réponse est majoritairement oui, un CMI Sciences pour la santé peut constituer une voie intéressante pour construire progressivement une expertise scientifique et se préparer à des fonctions d’ingénierie, d’expertise ou de recherche.
Comment intégrer ce cursus ?
L’admission en première année d’un CMI se fait via Parcoursup, dans la rubrique consacrée aux Cursus Master en Ingénierie. L’entrée est sélective.
Les CMI s’adressent principalement aux bacheliers généraux ayant suivi les spécialités scientifiques attendues pour la licence associée au cursus. Certains peuvent également admettre d’autres profils, notamment technologiques, selon la formation concernée.
La sélection s’effectue notamment sur dossier, avec prise en compte des résultats de première et de terminale, du niveau d’anglais, des appréciations des enseignants et de la motivation. Un entretien avec les responsables du cursus complète le processus de sélection.
Pour un CMI Sciences pour la santé, les spécialités scientifiques à privilégier dépendent donc de la licence support et des attendus de la formation choisie. Il est préférable de vérifier les recommandations propres à chaque CMI plutôt que de considérer qu’un trio de spécialités est obligatoire pour tous.
Des passerelles peuvent exceptionnellement permettre une entrée en cours de cursus pour des étudiants venant notamment de licence, de CPGE ou de BUT, après examen de leur parcours.
Conclusion : une voie d’excellence pour les métiers de la santé
Le CMI Sciences pour la santé recouvre plusieurs formations universitaires renforcées, et non un programme unique. Selon le cursus choisi, il peut conduire vers les biotechnologies, la bioproduction, le diagnostic, les biomatériaux, l’intelligence artificielle appliquée à la santé ou d’autres domaines scientifiques liés à l’innovation en santé.
Son intérêt réside dans l’association d’une licence et d’un master renforcés, d’enseignements complémentaires, de projets, de stages, d’une ouverture à la recherche et d’une expérience internationale.
Exigeant et sélectif, il peut constituer une excellente voie pour un lycéen scientifique qui souhaite suivre des études longues à l’université et se préparer à des fonctions d’ingénierie, d’expertise, de R&D ou de recherche dans le secteur de la santé.
Consultez les autres licences proposées dans les parcours Santé :
- La licence Chimie, Sciences de la Vie
- Le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS)
- La licence Santé et société
- La licence Sciences biomédicales
- La licence Sciences cognitives
- La licence Sciences de la vie
- La licence Sciences de la vie et de la Terre
- La licence Sciences pour la santé
- Le CMI Sciences de la vie et de la Terre
Découvrez les autres licences dans les autres parcours.
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