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Le CMI Sciences de la vie et de la Terre

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Petit rappel : qu’est-ce qu’un CMI ?

Le CMI (Cursus Master en Ingénierie) est un cursus universitaire sélectif en cinq ans, construit sur le modèle Licence-Master. Proposé dans certaines universités membres du Réseau FIGURE, il associe les enseignements d’une licence et d’un master à des enseignements complémentaires, des projets, des stages, une ouverture à la recherche et une expérience internationale.

Le CMI vise ainsi à former des profils disposant d’une expertise scientifique et technique approfondie, capables de mobiliser leurs connaissances dans des situations complexes et de travailler dans des environnements professionnels et de recherche.

À l’issue du cursus, l’étudiant obtient les diplômes nationaux de licence et de master correspondant à la formation support, ainsi que le label CMI. Le CMI constitue donc un parcours renforcé de cinq ans et non une formation qui conduirait ensuite simplement vers un master.

Un cursus du domaine Sciences, Technologies, Santé (STS)

Le CMI Sciences de la vie et de la Terre (SVT) appartient au domaine Sciences, Technologies, Santé (STS), défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, car il s’appuie sur des disciplines scientifiques consacrées à l’étude du vivant, de la Terre et de leurs interactions.

Ce cursus forme des profils scientifiques capables d’analyser des problématiques complexes liées à la santé, à l’environnement et aux biotechnologies.

Le parcours AZIMUT : Santé

Sur AZIMUT, le CMI SVT s’inscrit dans le parcours Santé. Il constitue une voie d’excellence pour les étudiants souhaitant s’orienter vers la recherche, la santé, l’environnement ou les biotechnologies.

Il permet de viser des carrières à responsabilité dans des secteurs en forte évolution.

Une formation d’excellence pour les profils scientifiques

Le CMI Sciences de la vie et de la Terre s’adresse à des étudiants qui souhaitent approfondir les sciences du vivant et/ou les sciences de la Terre dans le cadre d’une formation universitaire renforcée sur cinq ans.

Il n’existe pas un programme unique pour tous les CMI rattachés à ce champ. La spécialisation dépend de l’université, de la licence et du master supports et du parcours choisi.

Certains CMI sont ainsi centrés sur les biotechnologies et les agroressources, d’autres sur les ressources en eau et l’environnement, la géologie et les ressources naturelles, l’ingénierie environnementale, les productions végétales ou encore les géosciences et les matériaux.

Le CMI permet donc de construire une expertise scientifique progressive tout en développant des compétences complémentaires en gestion de projet, communication, travail en équipe et connaissance du monde professionnel et de la recherche.

Les cours enseignés dans ce cursus spécifique

Les enseignements reposent sur la licence et le master associés au CMI. Ils varient donc fortement selon la spécialisation.

Dans les formations relevant des sciences de la vie, le programme peut notamment mobiliser la biologie cellulaire et moléculaire, la génétique, la biochimie, la physiologie, la microbiologie, l’écologie ou les biotechnologies.

Dans les formations davantage orientées vers les sciences de la Terre, les étudiants peuvent étudier la géologie, la géophysique, la géochimie, les ressources naturelles, les sols, l’eau, les risques naturels ou encore les interactions entre les différents systèmes terrestres.

Des enseignements en mathématiques, statistiques, physique et chimie peuvent compléter la formation, selon le parcours.

Certains CMI développent également des compétences en modélisation, analyse de données, outils numériques, expérimentation ou techniques de terrain. Par exemple, le CMI Géologie des ressources et du développement durable s’appuie sur la géologie, la physique, la chimie, les mathématiques, la biologie et la géographie pour étudier les ressources, les risques et les interactions entre les différentes composantes de l’environnement.

À ces enseignements disciplinaires s’ajoutent les compléments propres au CMI : projets, mises en situation, compétences professionnelles, ouverture aux enjeux économiques et sociétaux et sensibilisation à la recherche. Le Réseau FIGURE structure ainsi les CMI autour de quatre composantes complémentaires : spécialité, disciplines fondamentales, compléments scientifiques et techniques, et compétences organisationnelles, sociales et environnementales.

Les épreuves continues et finales

L’évaluation d’un CMI repose sur les modalités prévues par la formation support ainsi que sur les règles propres au CMI.

Elle peut associer contrôle continu, examens finaux, travaux pratiques, projets, rapports ou présentations, selon les enseignements.

Le référentiel du Réseau FIGURE prévoit également une validation des enseignements supplémentaires propres au CMI. Les stages doivent être validés et le redoublement n’est pas un droit dans le cursus CMI : un étudiant qui ne valide pas son semestre peut sortir du parcours CMI tout en poursuivant, selon les conditions de la formation, dans la licence ou le master support.

Cette organisation demande donc un travail régulier, de la rigueur et une bonne capacité d’organisation.

Les stages professionnels ou alternance pendant le CMI

Le CMI accorde une place importante à la professionnalisation et à la mise en pratique.

Le référentiel national prévoit au minimum 28 semaines de stage au cours du cursus, dont au moins 14 semaines en entreprise pour l’obtention du label CMI. Les expériences peuvent également se dérouler dans des laboratoires ou organismes de recherche.

Dans un CMI Sciences de la vie et de la Terre, les lieux de stage dépendent naturellement de la spécialisation. Ils peuvent notamment être des laboratoires de recherche, entreprises, bureaux d’études, organismes publics ou structures spécialisées dans l’environnement, l’eau, les biotechnologies ou les agroressources.

Certains CMI proposent également l’alternance, mais celle-ci n’est pas systématique et dépend de la formation concernée.

La dimension internationale fait également partie du label CMI. Une mobilité internationale est nécessaire pour obtenir le label, selon des modalités définies par chaque cursus.

Poursuites d’études possibles après ce cursus

Le CMI étant construit sur cinq années de licence et de master, le master ne constitue pas une poursuite d’études après le CMI : il fait partie intégrante du cursus.

À l’issue des cinq années, l’étudiant obtient donc un diplôme national de master dans la spécialité suivie, en plus du diplôme de licence et du label CMI.

Il peut alors :

  • entrer directement dans la vie professionnelle ;
  • poursuivre en doctorat, notamment s’il souhaite s’orienter vers la recherche ;
  • éventuellement compléter sa formation par une spécialisation supplémentaire.

La poursuite en doctorat est une possibilité particulièrement cohérente pour les étudiants attirés par la recherche scientifique. Selon l’Onisep, environ 30 % des diplômés de CMI poursuivent en doctorat.

Quels métiers après ce cursus ?

Les débouchés dépendent fortement de la spécialisation suivie pendant les cinq années. Il n’existe donc pas une liste de métiers commune à tous les CMI Sciences de la vie et de la Terre.

Selon le parcours, les diplômés peuvent notamment s’orienter vers :

  • ingénieur en environnement ;
  • ingénieur en biotechnologies ;
  • ingénieur ou chargé d’études en ressources naturelles ;
  • ingénieur hydrogéologue ou spécialisé dans les ressources en eau ;
  • ingénieur en géosciences ;
  • ingénieur en géologie ou géophysique ;
  • chargé d’études environnementales ;
  • ingénieur ou responsable de projet scientifique ;
  • ingénieur R&D ;
  • consultant en environnement ou en sciences du vivant ;
  • chargé de mission dans une structure publique ou privée ;
  • chercheur ou enseignant-chercheur après un doctorat.

Par exemple, les débouchés du CMI Ressources en Eau et Environnement sont principalement liés à la gestion, la protection et l’exploitation des ressources en eau et à la qualité des sols et des eaux, tandis que le CMI Biotechnologies et Agroressources ouvre notamment vers la R&D, la production végétale, l’environnement, les biotechnologies et certaines industries.

Cette formation est-elle faite pour mon enfant ?

Le CMI Sciences de la vie et de la Terre peut convenir à un élève qui aime les sciences du vivant et/ou les sciences de la Terre, qui apprécie la démarche scientifique et qui souhaite s’engager dans des études longues.

Il faut toutefois bien identifier la spécialisation du CMI envisagé : un étudiant attiré par la biologie et les biotechnologies ne recherchera pas nécessairement le même parcours qu’un élève passionné par la géologie, l’environnement ou les ressources en eau.

Quelques questions peuvent aider à évaluer l’adéquation avec le profil de votre enfant :

  • Aime-t-il réellement les sciences et la démarche expérimentale ?
  • Est-il particulièrement intéressé par le vivant, la Terre, l’environnement ou les ressources naturelles ?
  • Apprécie-t-il les raisonnements scientifiques et l’analyse de données ?
  • Est-il prêt à s’engager dans un cursus exigeant de cinq ans ?
  • Est-il suffisamment autonome et organisé pour suivre une formation universitaire renforcée ?
  • Souhaite-t-il découvrir la recherche et réaliser des projets et des stages ?

Le CMI peut être une excellente voie pour un élève scientifique qui souhaite approfondir progressivement un domaine et se préparer à des fonctions d’expertise, d’ingénierie ou de recherche.

Comment intégrer ce cursus ?

L’admission en première année se fait via Parcoursup, dans la rubrique consacrée aux Cursus Master en Ingénierie. L’entrée en CMI est sélective.

Les CMI relevant des sciences de la vie et de la Terre s’adressent principalement aux bacheliers généraux ayant suivi les enseignements scientifiques correspondant à la licence associée au cursus. Certains CMI peuvent également accueillir d’autres profils, selon leurs conditions d’admission.

La sélection repose notamment sur le dossier scolaire, les résultats obtenus au lycée, les appréciations des enseignants, le niveau d’anglais et la motivation. L’Onisep indique également qu’un entretien avec les responsables du cursus intervient dans le processus de sélection des CMI.

Pour un CMI Sciences de la vie et de la Terre, un bon niveau dans les matières scientifiques est donc important. Les enseignements à privilégier au lycée dépendent cependant de la licence associée au CMI : il faut consulter les attendus de chaque formation.

Des passerelles peuvent exceptionnellement permettre une entrée en cours de cursus pour des étudiants issus notamment de licence, de CPGE ou de BUT, après examen de leur parcours.

Conclusion : une voie d’excellence pour les scientifiques ambitieux

Le CMI Sciences de la vie et de la Terre est une appellation qui recouvre des formations aux spécialisations variées. Selon le cursus choisi, il peut conduire vers les sciences du vivant, les biotechnologies, les géosciences, l’environnement, les ressources en eau, les agroressources ou d’autres domaines scientifiques associés.

Son intérêt réside dans l’association d’une licence et d’un master renforcés, d’enseignements complémentaires, de projets, de stages, d’une ouverture à la recherche et d’une expérience internationale.

Exigeant et sélectif, le CMI peut constituer une excellente voie pour un lycéen scientifique qui souhaite suivre des études longues à l’université et se préparer à des fonctions d’ingénierie, d’expertise ou de recherche.

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