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Le CPES Sciences des données, arts et cultures

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Petit rappel : qu’est-ce qu’un CPES ?

Le CPES, ou Cycle pluridisciplinaire d’études supérieures, est une formation de premier cycle qui associe plusieurs disciplines au sein d’un même cursus. Il ne s’agit pas d’une licence universitaire classique dans son organisation, mais le CPES Sciences des données, arts et cultures conduit, au terme de trois années, à un diplôme d’établissement conférant le grade de licence, reconnu par l’État. Il correspond donc à un niveau bac +3 et 180 crédits ECTS.

Le CPES est conçu sur un modèle qui associe certaines caractéristiques de l’université et de la classe préparatoire : enseignements pluridisciplinaires, volume de travail important, encadrement en petits groupes, mais aussi autonomie et initiation à la recherche. Pour ce parcours, la formation est portée par l’Université PSL en partenariat avec le lycée Louis-le-Grand. En 2026, 40 places sont proposées en première année.

Le grand domaine national : Sciences, Technologies, Santé (STS)

Le CPES Sciences des données, arts et cultures se rattache principalement au domaine Sciences, Technologies, Santé (STS), défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), même si son programme associe également de nombreuses disciplines relevant des sciences humaines et sociales.

Son socle scientifique repose notamment sur les mathématiques, l’algorithmique, les statistiques et la programmation. Ces compétences quantitatives sont ensuite mobilisées pour étudier des objets culturels et sociaux : textes, œuvres, langues, productions artistiques ou encore phénomènes culturels.

L’objectif est donc de faire dialoguer les méthodes des sciences des données avec les humanités. Les progrès de l’intelligence artificielle, du traitement automatique du langage et de l’analyse de grandes quantités de données permettent notamment d’aborder les productions culturelles avec de nouvelles méthodes.

Le parcours AZIMUT : Informatique, Numérique, IA

Dans le parcours Informatique, Numérique, IA, ce CPES trouve naturellement sa place. La formation associe en effet un socle important en mathématiques et programmation à des enseignements en histoire, culture, arts et humanités.

Elle peut ainsi intéresser un lycéen qui apprécie les raisonnements quantitatifs et le numérique, mais qui souhaite également travailler sur des objets culturels et historiques. La donnée n’est pas étudiée uniquement pour elle-même : elle devient un outil permettant d’analyser et de mieux comprendre des productions culturelles.

Cette articulation entre sciences des données et humanités constitue l’une des caractéristiques centrales du parcours.

Une formation pluridisciplinaire entre sciences des données et humanités

Le CPES Sciences des données, arts et cultures est une formation sélective et pluridisciplinaire. Elle s’adresse à des étudiants qui souhaitent associer des compétences quantitatives à une ouverture importante vers les sciences humaines et les cultures.

La première année repose sur un tronc commun associant à parts égales sciences quantitatives et sciences humaines. Les années suivantes permettent ensuite de personnaliser progressivement le cursus grâce au choix d’une double majeure puis d’une spécialisation.

Le parcours demande donc de pouvoir travailler dans des disciplines assez différentes : il faut notamment être à l’aise avec les mathématiques et accepter de développer en parallèle ses capacités d’analyse, d’expression et de réflexion sur les objets culturels.

Les cours enseignés dans ce CPES spécifique

En première année, les enseignements combinent sciences des données, mathématiques, programmation et humanités. Le programme vise à construire un socle commun avant la spécialisation progressive des deux années suivantes.

La majeure Sciences des données permet notamment d’approfondir les outils quantitatifs avec des enseignements en analyse, algèbre, programmation et analyse de données.

La partie consacrée aux sciences de la culture permet, quant à elle, d’aborder notamment les humanités, l’histoire, l’anthropologie, la linguistique, les arts, les langues et les littératures. L’objectif est notamment d’étudier les cultures dans leur diversité et sur le temps long.

La pédagogie ne repose pas uniquement sur des cours théoriques. La formation prévoit également des projets appliqués, une initiation à la recherche dès la L2 et des stages de recherche.

Cette formation propose-t-elle plusieurs parcours ?

Oui. La spécialisation est progressive au cours des trois années.

En L2, l’étudiant choisit une double majeure parmi trois possibilités :

  • Sciences des données + Sciences de la culture
  • Sciences des données + Environment: economics & social sciences, enseignée en anglais
  • Sciences des données + Histoire

En L3, trois spécialisations sont proposées :

  • Sciences des données & Sciences de la culture
  • Informatique
  • Histoire

Certaines majeures ou spécialisations proposées dans les autres parcours du Collège Sciences, Humanités et Société peuvent également être accessibles sous conditions de prérequis.

Cette organisation permet donc à l’étudiant de commencer par une formation commune avant de renforcer progressivement son profil dans une direction davantage orientée vers les données, les humanités, l’histoire ou l’informatique.

Les épreuves continues et finales

Les sources officielles mettent surtout en avant une pédagogie fondée sur les projets, la participation, l’initiative et la recherche. Des projets appliqués et des travaux collectifs font notamment partie de la formation.

Les modalités précises de contrôle des connaissances peuvent dépendre des enseignements suivis. Il est donc préférable de ne pas présenter le CPES comme une formation évaluée uniquement par des partiels ou, à l’inverse, de lui attribuer une organisation précise du contrôle continu qui ne serait pas détaillée dans les documents officiels.

Pour réussir, l’étudiant doit en revanche être capable de travailler régulièrement, de raisonner, de rédiger, d’argumenter et de s’investir dans des projets interdisciplinaires.

Les stages professionnels ou alternance pendant le CPES

Le cursus comprend une initiation à la recherche ainsi que des projets personnels et des stages en L2 et L3. La formation mentionne notamment des stages de recherche dans sa pédagogie.

En revanche, le CPES n’est pas présenté comme une formation en alternance. Sa logique reste celle d’un cursus académique de premier cycle, avec une place importante accordée aux enseignements, aux projets et à la découverte de la recherche.

Poursuites d’études possibles après ce CPES

Le grade de licence obtenu au terme des trois années permet de candidater à des masters en France et à l’étranger. La formation indique également des possibilités de poursuite dans des grandes écoles, selon les modalités propres à chaque établissement.

Plusieurs domaines de poursuite d’études sont particulièrement cohérents avec le contenu du cursus :

  • sciences des données et intelligence artificielle ;
  • informatique ;
  • humanités numériques ;
  • sciences sociales quantitatives ;
  • histoire et histoire de l’art ;
  • sciences cognitives ;
  • industries et politiques culturelles ;
  • muséologie ou archivistique.

Les poursuites d’études dépendent ensuite de la spécialisation choisie en CPES et des conditions d’admission propres à chaque master ou grande école. PSL cite notamment parmi les possibilités des masters en IA et société, humanités numériques, sciences cognitives, ainsi que des formations liées aux industries culturelles et à l’histoire de l’art.

Quels métiers après ce CPES ?

Le CPES est avant tout une formation de premier cycle qui prépare à la poursuite d’études. Il est donc préférable de raisonner en termes de métiers accessibles après une spécialisation complémentaire, généralement au niveau master ou doctorat.

Selon le parcours poursuivi, les débouchés peuvent notamment concerner :

  • les métiers de la data analyse ;
  • les humanités numériques ;
  • l’analyse et la valorisation de données culturelles ;
  • les projets numériques dans les secteurs de la culture et du patrimoine ;
  • le traitement de corpus textuels ou documentaires ;
  • le développement informatique ;
  • la recherche en sciences des données ou en sciences humaines et sociales ;
  • les métiers liés aux industries culturelles et créatives.

Le choix du master et de la spécialisation après le CPES aura donc une influence importante sur le métier exercé.

Cette formation est-elle faite pour mon enfant ?

Ce CPES peut correspondre à un lycéen qui réunit plusieurs centres d’intérêt : mathématiques, numérique, programmation, culture, histoire, arts ou littérature.

Les attendus affichés par la formation mettent notamment en avant :

  • une grande curiosité intellectuelle ;
  • une sensibilité à la culture dans sa diversité ;
  • un intérêt pour les croisements entre disciplines ;
  • un goût pour les sciences quantitatives ;
  • des capacités de réflexion et d’argumentation ;
  • une bonne expression écrite et orale ;
  • la capacité à travailler en équipe.

Il faut également être conscient du niveau attendu en mathématiques. La formation indique que le volume et le niveau des mathématiques sont proches de ceux des mathématiques approfondies enseignées en CPGE ECG.

Ce cursus conviendra donc davantage à un élève qui apprécie réellement les mathématiques et le raisonnement quantitatif tout en ayant envie de travailler sur des sujets culturels et humains.

Comment intégrer ce CPES ?

L’admission en première année se fait sur dossier via Parcoursup. Pour 2026, la formation était sélective et proposait 40 places. Elle a enregistré 605 vœux confirmés.

Pour candidater, il faut être titulaire ou préparer un baccalauréat général ou un diplôme étranger reconnu équivalent. La formation demande également un niveau C1 en français et B2 en anglais.

En terminale, la spécialité mathématiques est obligatoire. Elle doit être associée à une autre spécialité, qui peut notamment être Numérique et sciences informatiques, Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ou une spécialité littéraire selon le profil de l’élève. L’option « mathématiques complémentaires » seule ne suffit pas.

En revanche, aucun prérequis en informatique ou en programmation n’est nécessaire pour candidater. La formation précise qu’une forte curiosité pour ces disciplines est néanmoins souhaitée.

Conclusion : un cursus à la croisée des données et des humanités

Le CPES Sciences des données, arts et cultures associe dans un même cursus les mathématiques, la programmation et les sciences des données à l’étude des arts, de l’histoire, des langues, des littératures et des phénomènes culturels.

Son organisation repose sur une spécialisation progressive : un socle pluridisciplinaire en première année, une double majeure en deuxième année, puis une spécialisation en troisième année. Cette structure permet de construire progressivement un profil à l’interface entre numérique et humanités, tout en conservant la possibilité d’évoluer vers des études plus spécialisées.

Pour un lycéen qui apprécie à la fois les sciences quantitatives et les disciplines culturelles, il s’agit donc d’un parcours particulièrement transversal, qui prépare surtout à une poursuite d’études en master ou dans d’autres formations sélectives du supérieur.

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