Petit rappel : qu’est-ce qu’un CMI ?
Le CMI (Cursus Master en Ingénierie) va plus loin : il s’agit d’un parcours universitaire sélectif en cinq ans, construit sur le modèle Licence-Master. Il associe les enseignements de la licence et du master à des enseignements complémentaires, des projets, des stages, une ouverture à la recherche et une expérience internationale.
Le CMI représente environ 20 % d’enseignements supplémentaires par rapport à un parcours universitaire classique, avec des activités complémentaires réalisées notamment en petits groupes. À l’issue des cinq années, l’étudiant obtient les diplômes nationaux de licence et de master correspondant à la formation support, ainsi que le label CMI s’il a satisfait aux exigences spécifiques du cursus.
Un cursus du domaine Sciences, Technologies, Santé (STS)
Le CMI Mécanique relève du domaine Sciences, Technologies, Santé (STS), défini par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et s’inscrit dans le champ des sciences de l’ingénieur.
La mécanique permet d’étudier et de modéliser le comportement des systèmes, des structures et des matériaux, mais aussi les mouvements, les interactions entre les forces ou encore les écoulements. Selon la spécialisation choisie, elle peut être associée à l’énergétique, aux matériaux, à l’électronique, à l’automatique ou à l’informatique.
La mécanique et la robotique trouvent des applications dans des secteurs variés tels que l’automobile, l’aéronautique, le spatial, les transports, l’énergie, le génie civil, la production industrielle ou encore les technologies de santé.
Le parcours AZIMUT : Ingénierie, Sciences
Sur AZIMUT, le CMI Mécanique s’inscrit dans le parcours Ingénierie, Sciences, en raison de sa forte dimension scientifique et de son orientation vers la conception, l’analyse et l’optimisation de systèmes techniques.
Ce rattachement relève de notre classification éditoriale et ne correspond pas à un parcours officiel commun à tous les CMI Mécanique.
Une formation d’excellence pour les passionnés de mécanique
Le CMI Mécanique s’adresse aux étudiants qui souhaitent approfondir la mécanique dans le cadre d’une formation universitaire renforcée de cinq ans.
Il n’existe toutefois pas un programme identique pour tous les CMI Mécanique. La spécialisation dépend de l’université, de la licence et du master supports et du parcours choisi.
Certains cursus sont centrés sur le génie mécanique et la conception, d’autres sur la mécanique et l’énergétique, le calcul mécanique, les structures et systèmes intelligents, la mécatronique ou encore l’aéronautique et les transports. Le Réseau FIGURE recense ainsi plusieurs formations relevant du domaine de la mécanique.
Le CMI convient donc particulièrement aux étudiants qui aiment comprendre comment fonctionnent les systèmes physiques et techniques, qui apprécient les sciences et souhaitent progressivement apprendre à concevoir, modéliser, analyser ou optimiser des solutions.
Une formation scientifique et technique approfondie
Les cours enseignés dans ce cursus spécifique
Les enseignements reposent sur les fondamentaux de la mécanique et sur la licence et le master associés au CMI. Leur contenu varie selon la spécialisation.
Les étudiants peuvent notamment approfondir :
- la mécanique du solide ;
- la mécanique des fluides ;
- la mécanique des milieux continus ;
- la résistance des matériaux ;
- la thermodynamique ;
- la dynamique et les vibrations ;
- les matériaux ;
- la modélisation et la simulation numérique.
Ces enseignements s’appuient sur un socle important en mathématiques et en physique, complété selon les parcours par de l’informatique, de la programmation, de l’automatique, de l’électronique ou des méthodes numériques.
Certains CMI proposent également des enseignements plus spécialisés en conception mécanique, calcul scientifique, énergétique, mécatronique, systèmes embarqués, structures intelligentes ou aéronautique.
Par exemple, le CMI Ingénierie Structures et Systèmes Intelligents de l’Université Marie et Louis Pasteur associe mécanique, électronique et automatique, avec des enseignements portant notamment sur les matériaux, la dynamique des structures, l’instrumentation, les microsystèmes et l’électronique embarquée.
À ces enseignements disciplinaires s’ajoutent les compléments propres au CMI : projets, mises en situation, gestion de projet, travail en équipe, communication, ouverture au monde socio-économique et sensibilisation à la recherche et à l’innovation. Le cadre national des CMI organise ces enseignements autour de quatre composantes : spécialité, disciplines fondamentales, compléments scientifiques et techniques et compétences organisationnelles, sociales et environnementales.
Les épreuves continues et finales
L’évaluation repose sur les modalités prévues par la licence et le master supports, auxquelles s’ajoutent les règles propres au CMI.
Selon les enseignements, elle peut associer contrôle continu, examens finaux, travaux pratiques, projets, rapports ou présentations. La formation privilégie également les mises en situation et les projets, qui permettent d’appliquer les connaissances à des problématiques concrètes.
Les différentes composantes du CMI doivent être validées selon les règles du référentiel. Les stages font également l’objet d’une validation spécifique.
Le redoublement n’est pas de droit dans un CMI. Un étudiant qui ne valide pas son semestre sort du parcours CMI et peut, selon les conditions de l’établissement, poursuivre dans le cursus de licence ou de master support.
Le cursus demande donc de la régularité, de la rigueur et une bonne capacité d’analyse, mais également de l’organisation pour gérer les enseignements supplémentaires.
Les stages professionnels ou alternance pendant le CMI
La professionnalisation occupe une place importante dans le CMI. Les étudiants réalisent des stages et participent à des projets qui les confrontent progressivement à des problématiques professionnelles ou de recherche.
Pour obtenir le label CMI, le Réseau FIGURE prévoit au minimum 28 semaines de stage au cours des cinq années, dont au moins 14 semaines en entreprise. Les expériences peuvent également être réalisées dans des laboratoires de recherche.
Dans un CMI Mécanique, les stages peuvent notamment être effectués dans des entreprises industrielles, bureaux d’études, services de recherche et développement, entreprises technologiques ou laboratoires de recherche, selon la spécialisation choisie.
Les secteurs concernés peuvent être très variés : aéronautique, automobile, spatial, transports, énergie, industrie manufacturière, robotique ou encore technologies de santé.
L’alternance n’est pas systématique. Elle dépend du CMI et du master associés. À Bordeaux, par exemple, les parcours de génie mécanique et de génie énergétique peuvent être suivis en apprentissage en master.
Une mobilité internationale fait également partie des conditions nécessaires à l’obtention du label CMI. Ses modalités varient selon les formations. Certains CMI prévoient par exemple un semestre d’études ou un stage de plusieurs mois à l’étranger.
Poursuites d’études possibles après ce cursus
Le CMI étant lui-même construit sur cinq années de licence et de master, le master ne constitue pas une poursuite d’études après le CMI : il fait partie intégrante du cursus.
À l’issue des cinq années, l’étudiant obtient donc un diplôme national de master, en plus du diplôme de licence et du label CMI.
Il peut alors :
- entrer directement dans la vie professionnelle ;
- poursuivre en doctorat, notamment s’il souhaite s’orienter vers la recherche ;
- éventuellement compléter sa formation par une spécialisation supplémentaire.
La poursuite en doctorat peut notamment intéresser les étudiants qui souhaitent travailler dans la recherche en mécanique, en matériaux, en énergétique, en simulation ou dans d’autres domaines scientifiques associés. Selon l’Onisep, 30 % des diplômés de CMI poursuivent en doctorat.
Quels métiers après ce cursus ?
Les débouchés dépendent fortement de la spécialisation suivie pendant les cinq années. Un CMI orienté vers le génie mécanique ne conduira pas nécessairement aux mêmes fonctions qu’un parcours spécialisé en énergétique, en calcul mécanique ou en systèmes intelligents.
Selon le parcours, les diplômés peuvent notamment s’orienter vers :
- ingénieur en mécanique ;
- ingénieur en conception mécanique ;
- ingénieur calcul ou simulation ;
- ingénieur en modélisation ;
- ingénieur R&D ;
- ingénieur en énergétique ;
- ingénieur en mécatronique ;
- ingénieur en robotique ou systèmes intelligents ;
- chargé d’études ;
- ingénieur méthodes ou production ;
- ingénieur dans le domaine de l’aéronautique ou des transports ;
- consultant en ingénierie ;
- chef ou responsable de projet ;
- chercheur ou enseignant-chercheur après un doctorat.
Le CMI Ingénierie mécanique, génie civil, énergétique de l’Université de Bordeaux cite notamment des débouchés dans les services d’études, de méthodes, de R&D, de production industrielle et de conseil pour son parcours Génie mécanique. Son parcours Mécanique et énergétique prépare quant à lui à des fonctions d’ingénieur en mécanique, en simulation multiphysique ou dans le domaine de l’énergétique.
Cette formation est-elle faite pour mon enfant ?
Le CMI Mécanique peut convenir à un élève qui aime les mathématiques, la physique et les systèmes techniques, et qui souhaite s’engager dans des études scientifiques longues.
Il ne s’agit pas seulement d’apprendre à concevoir des objets : la formation demande de comprendre les phénomènes physiques, de les modéliser, les calculer, les simuler et analyser le comportement de systèmes complexes.
Quelques questions peuvent aider à évaluer l’adéquation avec le profil de votre enfant :
- Aime-t-il réellement les mathématiques et la physique ?
- S’intéresse-t-il au fonctionnement des objets, machines ou systèmes techniques ?
- Apprécie-t-il la résolution de problèmes et le raisonnement scientifique ?
- A-t-il envie de comprendre comment concevoir ou améliorer un système mécanique ?
- Est-il intéressé par la modélisation, la simulation ou les nouvelles technologies ?
- Est-il prêt à s’engager dans un cursus exigeant de cinq ans ?
- Est-il suffisamment autonome et organisé pour suivre une formation universitaire renforcée ?
Le CMI peut particulièrement convenir à un étudiant qui souhaite conserver une forte place aux sciences tout en développant progressivement des compétences d’ingénierie et leurs applications industrielles.
Comment intégrer cette formation ?
L’admission en première année d’un CMI se fait via Parcoursup, dans la rubrique « Cursus Master en Ingénierie ». L’entrée est sélective.
Les CMI Mécanique s’adressent principalement aux bacheliers généraux ayant suivi les spécialités scientifiques attendues pour la licence associée au cursus. Certains CMI peuvent également accueillir des bacheliers technologiques, notamment STI2D ou STL, selon les formations concernées.
La sélection s’effectue sur dossier puis entretien. Le dossier prend notamment en compte les résultats de première et de terminale, le niveau d’anglais, les appréciations des enseignants et la lettre de motivation.
Pour un CMI Mécanique, un bon niveau en mathématiques et en physique constitue naturellement un atout. Il n’est toutefois pas pertinent d’affirmer qu’une combinaison précise de spécialités ou qu’un « excellent dossier » est obligatoire pour tous les CMI : les attendus sont définis par chaque formation.
Des admissions à d’autres niveaux peuvent également exister pour des étudiants venant notamment de licence, CPGE ou BUT, selon les places disponibles et les conditions fixées par l’établissement.
Conclusion : une formation d’excellence pour les ingénieurs de demain
Le CMI Mécanique est une formation universitaire en cinq ans qui associe une licence et un master renforcés à des enseignements complémentaires, des projets, des stages, une ouverture à la recherche et une expérience internationale.
Selon la spécialisation choisie, il peut conduire vers le génie mécanique, la conception, le calcul et la simulation, l’énergétique, la mécatronique, les systèmes intelligents ou encore l’aéronautique et les transports.
Exigeant et sélectif, il peut constituer une voie adaptée à un lycéen qui aime véritablement les mathématiques, la physique et les systèmes techniques, et qui souhaite poursuivre des études longues à l’université pour se préparer à des fonctions d’ingénierie, d’expertise, de R&D ou de recherche.
Consultez les autres licences proposées dans les parcours Ingénierie, Sciences :
- La licence Acoustique
- La licence Chimie
- La licence Électronique, énergie électrique, automatique
- La licence Mathématiques
- La licence Mathématiques , Physique et Sciences pour l’Ingénieur
- La licence Mathématiques, physique, chimie, informatique
- La licence Mécanique
- La licence Physique
- La licence Physique, chimie
- La licence Sciences des systèmes communicants
- La licence Sciences et technologies
- La licence Sciences pour l’ingénieur
- La licence Génie urbain
- Le CUPGE Physique – Chimie
- Le CUPGE Mathématiques – Physique – Informatique
- Le CUPGE ingénieurs
- Le CUPGE Mathématiques et Physique
- Le CUPGE scientifique
- Le CUPGE scientifique renforcé
- Le CUPGE Physique-Chimie renforcé
- Le CUPGE Mécanique
- Le CUPGE Physique
- Le CUPGE Mathématiques
- Le CUPGE scientifique renforcé
- Le CUPGE Sciences pour l’ingénieur
- Le CPES Sciences
- Le CPES Sciences de la matière
- Le CPES Sciences pour l’ingénieur
- Le CMI Mathématiques
- Le CMI Physique
- Le CMI Physique, chimie
- Le CMI Sciences de l’ingénieur
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